François Fillon s'est rendu hier, lundi 23 juillet 2007, à Argenteuil, avec Martin Hirsch, pour rencontrer des bénéficiaires de minima sociaux et des responsables locaux chargés de la mise en œuvre du RSA (revenu de solidarité active). La rencontre a été franche et précise. François Fillon a rappelé l'état d'esprit du gouvernement sur cette réforme très importante : le RSA - qui est fondé sur la conviction que le travail est à la source de la dignité individuelle - vise à éliminer ces situations absurdes où on n'a pas intérêt à reprendre un emploi parce que la perte des aides et les coûts supplémentaires (notamment de transports) risquent de ne pas être compensés par le salaire. Ces situations sont profondément décourageantes et choquantes. Le RSA, qui sera d'abord expérimenté dans une vingtaine de départements, va permettre de corriger ce problème de fond.
Tous les participants à cette réunion ont insisté sur le fait que ce dispositif relançait leurs espoirs parce qu'il leur redonnait une raison de travailler : "l'espoir fait vivre, mais les moyens ça aide aussi !", a dit l'un d'eux. François Fillon a notamment été frappé par le témoignage d'une mère de cinq enfants qui a subi des violences conjugales et un licenciement économique, et qui touche aujourd'hui le RMI : "je suis tombé de haut. On n'est pas au RMI parce qu'on le veut. Le travail est une valeur. Je veux travailler, j'en ai assez qu'on me dise que je n'ai qu'à toucher des aides sans travailler !". De même, une titulaire de l'API (allocation de parent isolé) a expliqué qu'elle se voyait parfois obligée de refuser certaines offres d'emplois parce que les salaires proposés ne lui permettraient pas d'élever son enfant. Le premier ministre a trouvé ces interventions particulièrement révélatrices du système actuel. Il a rappelé qu'il ne s'agissait pas de stigmatiser les bénéficiaires de minima sociaux mais de rompre avec un système qui les enferme dans une assistance prolongée. A une dame qui s'inquiétait que les dispositions sur le RSA en examen actuellement au parlement puissent éventuellement être rejetées, François Fillon a répondu en s'engageant fermement : "je peux vous assurer - a-t-il dit - que cette loi sera votée ; notre objectif est que le RSA soit en application en octobre prochain".
Tous les participants à cette réunion ont insisté sur le fait que ce dispositif relançait leurs espoirs parce qu'il leur redonnait une raison de travailler : "l'espoir fait vivre, mais les moyens ça aide aussi !", a dit l'un d'eux. François Fillon a notamment été frappé par le témoignage d'une mère de cinq enfants qui a subi des violences conjugales et un licenciement économique, et qui touche aujourd'hui le RMI : "je suis tombé de haut. On n'est pas au RMI parce qu'on le veut. Le travail est une valeur. Je veux travailler, j'en ai assez qu'on me dise que je n'ai qu'à toucher des aides sans travailler !". De même, une titulaire de l'API (allocation de parent isolé) a expliqué qu'elle se voyait parfois obligée de refuser certaines offres d'emplois parce que les salaires proposés ne lui permettraient pas d'élever son enfant. Le premier ministre a trouvé ces interventions particulièrement révélatrices du système actuel. Il a rappelé qu'il ne s'agissait pas de stigmatiser les bénéficiaires de minima sociaux mais de rompre avec un système qui les enferme dans une assistance prolongée. A une dame qui s'inquiétait que les dispositions sur le RSA en examen actuellement au parlement puissent éventuellement être rejetées, François Fillon a répondu en s'engageant fermement : "je peux vous assurer - a-t-il dit - que cette loi sera votée ; notre objectif est que le RSA soit en application en octobre prochain".
par YM
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Actualités politiques



