Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 14:44
François Fillon réaffirme la nécessité d'une unité de commandement pour les forces de sécurité lors des questions au gouvernement au Sénat le Jeudi 8 avril 2010.

 

Monsieur Carrère,

 

La réponse sera très simple : est-ce que nous acceptons de tirer les enseignements du regroupement des forces de sécurité lorsqu’on pourra juger sur une certaine période ? Oui. Est-ce que nous acceptons l’idée de revenir à une gestion séparée, à un commandement séparé Gendarmerie - Police ? La réponse est non. Chacun voit bien l’utilité, la nécessité qu’il y a, en particulier pour lutter contre la délinquance, d’une unité de commandement. Le ministère de l’Intérieur pilote la lutte contre la délinquance. Il n’y a aucune raison qu’il y ait des stratégies différentes dans les forces de sécurité.

 

Cela ne change rien au statut de la Gendarmerie, qui reste un statut militaire. En revanche, le commandement est assuré au niveau politique par un seul membre du Gouvernement. C’est un gage d’efficacité. Nos concitoyens apprécient la Gendarmerie, comme nos concitoyens d’ailleurs apprécient la Police. Cela n’empêche pas que, Gendarmerie et Police, doivent s’adapter aux évolutions de notre temps, aux évolutions de notre territoire. La démographie, la délinquance, les formes de violence ne sont pas les mêmes aujourd’hui qu’il y a trente ou quarante ans. Il est normal que nous pratiquions ces adaptations.

 

Quant à votre comparaison avec la recherche, monsieur Carrère, quand on mesure aujourd’hui les efforts inégalés dans l’histoire récente de notre pays faits par le Gouvernement, par la Nation, en faveur de la recherche, je trouve que c’est un exemple qui est assez déplacé.

 

 

 

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Le Commandement unique Police/Gendarmerie est une bonne chose, à conditions de réunir plusieurs éléments comme ceux évoqués notamment dans le projet ARES diffusé en 2007 à l'Elysée et transmis à Monsieur le Premier Ministre...

- Restructuration du Ministère de l'Intérieur avec un Chef d'état major à la sécurité intérieur que l'on pourra pour appeler également Secrétaire général à la sécurité intérieur, Haut fonctionnaire au rang de Préfet, dépendant du Ministre de l'intérieur mais non "politique" supérieur direct des DGGN et DGPN

-Abandon pur et simple le modèle de Paris n'étant pas reproductible de la gestion des forces en bassin de délinquance. Modèle contraire aux principes de mutualisations et contraire aux RGPP

-Inscription de la zone de défense comme échelon de droit commun avec pouvoirs renforcés des Préfets de zone de défense et des Préfets délégués à la défense et à la sécurité intérieur avec pour ces derniers des pouvoirs homogènes sur toutes les zones avec délégation de signature. Création d'un échelon zonal de sécurité publique au niveau de la Police, la structure Gendarmerie étant "formatée" sur le modèle zonal.

-Abandon du système de communication militaire Gendarmerie à l'exception des unités à caractère militaires, des unités engagées en OPEX...avec mis en oeuvre complète d'acropol...

-Restructuration des SDIG en structures paritaires équilibrant ainsi le poids des services, cet équilibre devant être recherché dans toutes les directions de service.

-Renforcement du rôle de la Gendarmerie sur les 95% du territoire sous son autorité, avec des adaptations aux bassins de vie en terme de taille d'unités et d'ouverture des brigades territoriales.

Voici quelques pistes de réflexion que je vous soumets ce jour

 

Commentaire n°1 posté par de souza le 15/06/2010 à 00h04

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