Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter

Album photos

Mardi 27 décembre 2005

Que souhaiter à notre pays pour 2006 ?

Alain Juppé sur son blog désire qu’elle soit l’année de la raison !

Oui nous avons d’abord besoin de raison.

De raison pour comprendre ce qui fait la grandeur de la France et ce qui l’affaiblit dans un monde qui entrera au même instant que nous dans l’année 2006.

De raison pour refuser l’expression des passions qui conduisent aux affrontements stériles entre deux lectures de l’histoire, à la stigmatisation des intellectuels qui ne se conforment pas à la pensée unique symbolisée cette semaine par la condamnation sans appel émanant du président du MRAP à l’encontre d’Arno Klarsfeld auquel Nicolas Sarkozy a confié une mission sur la loi, l’histoire et le devoir de mémoire. Sa double nationalité, française et israélienne n’en fait pas un criminel de guerre et son soutien à la guerre menée par les Etats-Unis contre le régime de Saddam Hussein en Irak, un admirateur de la colonisation. Je suis opposé à l’intervention américaine en Irak - parce qu’elle ne peut pas réussir - mais pas à la chute d’un dictateur honni !

De raison pour attendre le travail d’Arno Klarsfeld avant de le réfuter!

De raison pour comprendre que la crise qui vient de secouer plusieurs des banlieues de nos villes n’est due ni au vocabulaire du ministre de l’intérieur, ni à la présence de la police dans les quartiers réputés difficiles, ni à la politique de la ville, et encore moins à l’échec du modèle d’intégration français mais à la conjonction d’une croissance en emplois trop faible depuis 15 ans et d’une absence de politique d’immigration.

De raison pour comprendre que l’heure de vérité va bientôt sonner pour un pays dont une génération n’a jamais connu un budget en équilibre et dont la dette va bientôt ligoter sa capacité d’investissement, d’innovation et de réforme.

De raison pour admettre qu’un système d’éducation qui absorbe près du quart du budget de la nation et qui peine à nous maintenir dans la moyenne basse des pays européens n’est pas un bon système qu’il suffirait de renforcer par des moyens supplémentaires.

De raison pour reconnaître que la glissade irrésistible des universités françaises vers les profondeur du classement international est due à une loi néfaste, celle de 1984, dont l’auteur, Alain Savary, reconnaissait lui-même qu’elle devait presque tout aux équilibres du programme commun de la gauche.

De raison pour ouvrir les yeux sur l’instabilité politique de notre pays qu’une constitution d’exception n’a pas réussie à protéger de la tentation de laisser gouverner « l’opinion » ou plus exactement ceux qui la font !

De raison pour comptabiliser les 26 gouvernements qui se sont succédés en France depuis 1981 quand nos amis allemands en comptaient 9 et nos voisins britanniques 7 !

 

Mais nous avons aussi besoin de passion. Pas celle qui déchaîne l’incompréhension et la violence mais celle qui fait adhérer, qui donne envie de se battre, qui rend fier de son pays et sur de son avenir.

Cette passion qui fait entendre, au milieu du bruit de fond médiatique, une parole qui redonne l’espoir.

Oui nous avons besoin d’une année de raison mais nous ne retrouverons pas la confiance des français sans exprimer notre passion pour la France, notre passion pour l’action publique, notre passion pour la politique.

La voie est étroite entre l’exigence de raison et la passion qu’exige un peuple exceptionnel qui n’en finit plus d’exprimer son désarroi face à un risque de déclin qu’il perçoit bien plus violemment que ceux qui le dirigent depuis longtemps.

Saurons nous la trouver ?

C’est mon vœu le plus cher !

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Dimanche 18 décembre 2005
Quel chemin parcouru depuis que quelques uns d’entre nous, dont Jean Pierre Raffarin, Philippe Douste Blazy, Alain Juppé et moi-même lancions cette idée saugrenue de fusionner les partis de la droite républicaine dont les différences idéologiques s’étaient estompées avec le temps et les bouleversements du monde.

Nicolas Sarkozy n’y était pas favorable à l’époque. Pourtant c’est lui qui va réaliser la véritable fusion du parti gaulliste, des libéraux et des centristes en réussissant la création d’un véritable parti populaire dont le nombre des adhérents aura doublé d’ici l’été prochain.

Ce parti n’est pas à l’image du RPR d’autrefois. Il n’a pas les défauts des vieux partis de droite dont le seul rôle était de fournir des colleurs d’affiche et de remplir les salles pendant les campagnes électorales.

La qualité des conventions que l’UMP organise depuis un an, la liberté de débat qui règne désormais, la démocratisation qu’achève la décision prise par le bureau politique la semaine dernière de soumettre le soutien de notre candidat à l’élection présidentielle au vote de tous les adhérents, sont autant de signes qu’une véritable révolution est en marche à droite.

Il est de bon ton de railler les partis politiques et de leur attribuer tous les défauts ! Pourtant ils sont indispensables au fonctionnement de la démocratie.

Je suis convaincu, par exemple, que l’absence d’un travail en profondeur pour renouveler notre corps de doctrine a renforcé la dérive gauchiste du parti socialiste. Quand la majorité de droite au pouvoir défend des concepts de gauche, quand elle se coule dans le discours de la pensée unique, non seulement elle trahit ses électeurs mais surtout elle contribue à figer la réflexion politique autour de références dépassées.

Une droite plus fière de ses valeurs est sans doute la clé d’une évolution profonde de la gauche française vers un socialisme moderne qui prenne en compte les sanglants échecs du socialisme au vingtième siècle et les conséquences d’une globalisation d’autant plus inéluctable qu’elle s’inscrit dans un mouvement historique de rééquilibrage du développement mondial.

Dans cet esprit nous devons renoncer à nos certitudes et revisiter notre doctrine.
Etre fidèle à l’esprit du gaullisme ne consiste pas à répéter inlassablement les mêmes formules devenues creuses parce qu’elles ne s’adaptent pas au temps présent.

 

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Jeudi 15 décembre 2005

Conseil européen à Bruxelles !

                          

L’irréalisme de la proposition de la présidence britannique ressoude une grande partie des membres de l’Union dans un combat convenu et sans perspectives.

Sus à l’Anglais !

Nous nous sommes trouvé un ennemi commode, un bouc émissaire idéal pour éviter de regarder la vérité en face.

Ce ne sont pas les propositions anglaises, aussi provocantes et maladroites qu’elles soient qui menacent l’Europe, c’est le non français au traité constitutionnel.

En criant, dans une belle unanimité, haro sur le chèque britannique nous esquivons le seul débat qui vaille : Le projet européen est gravement menacé par l’absence de perspectives et de leadership au sein de l’Union.

La France, comme nous l’avions prédit lors de la campagne du référendum est affaiblie par son refus inattendu d’adopter un traité constitutionnel qui lui doit pourtant beaucoup.

L’Allemagne est encore occupée par les réglages de sa « grande coalition ». L’Italie de Berlusconi ne peut pas tirer l’Union pas plus que l’Espagne pour des raisons fort différentes.

Reste la Grande Bretagne de Tony Blair. C’est avec elle qu’il faut chercher à reprendre l’initiative.

Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un partenaire peu commode qu’il faut fuir le débat.

L’essentiel ce n’est ni la TVA, ni le chèque britannique, ni même la PAC, l’essentiel c’est de refonder l’Europe, et c’est à la France de prendre l’initiative parce que la France porte la responsabilité principale de la crise actuelle.

La seule voie réaliste passe par un débat franc avec Londres car rien ne sera possible sans cette grande nation dont le redressement économique qui force le respect a accru l’influence en Europe et dans le monde.

Il faut trouver les voies et les moyens pour convaincre les Anglais d’accepter une Europe organisée en cercles concentriques permettant, à la fois, la poursuite de l’élargissement et une plus grande intégration des politiques économiques et sociales des pays fondateurs et singulièrement du couple franco-allemand.

Il ne s’agit en aucun cas de substituer au moteur franco- allemand un improbable moteur franco britannique.

Il s’agit d’innover en levant,en plein accord avec notre partenaire allemand, le verrou que les Anglais ont toujours mis à ce qu’on appelait auparavant et improprement l’Europe à géométrie variable et que le traité constitutionnel rejeté par la France esquissait timidement avec les coopérations renforcées.

 

 

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Samedi 10 décembre 2005

Je rentre de Copenhague où j’ai débuté un tour d’Europe des politiques économiques et sociales « qui marchent » !

Syndicat (il n’y en n’a qu’un seul !), patronat, gouvernement, tous font preuve d’une belle confiance dans l’avenir et d’une foi impressionnante dans leur modèle qui repose sur une très grande flexibilité du marché du travail et une exceptionnelle sécurité des parcours professionnels.

Même si ce modèle n’est pas transposable dans notre pays qui n’a, ni la même histoire, ni la même dimension, ni les mêmes responsabilités internationales, plusieurs leçons sont à retenir :

Les bons résultats dans la lutte contre le chômage sont obtenus par des pays qui ont poussé très loin la flexibilité de l’emploi.

Il n’y a aucune raison que la France ne puisse suivre cette voie à condition d’offrir simultanément aux salariés des parcours professionnels sécurisés. Nous devons retravailler notre système d’indemnisation du chômage, réformer en profondeur le service public de l’emploi à l’image des expériences nordiques et britanniques dont l’efficacité est impressionnante et poursuivre la voie ouverte par la loi de 2004 sur la formation tout au long de la vie que j’ai eu l’honneur de présenter au Parlement.

La place donnée aux partenaires sociaux dans l’élaboration des normes sociales et dans leur mise en œuvre dans les entreprises est une clé de l’efficacité danoise.

Ce n’est pas parce que nous avons des organisations syndicales peu représentatives et insuffisamment responsables que nous devons renoncer à suivre cette voie.

Elles sont peu représentatives et insuffisamment responsables parce que notre organisation des relations sociales a abouti à ce résultat.

La loi du 4 mai 2004 sur le dialogue social nous a fait franchir un pas dans la bonne direction. Il faudra évidemment prendre le risque d’aller plus loin et de généraliser le principe de l’accord majoritaire. Cette généralisation suppose des organisations dont la représentativité dans l’entreprise est démontrée. Il faudra que le patronat accepte que soient organisées dans les entreprises des élections de représentativité. Bien entendu au premier tour des ces élections la liberté de candidature devrait être reconnue à tous !

Les changements qui sont devant nous sont considérables. Ils doivent être réalisés et surtout mis en œuvre dans la durée.

Nous ne passerons pas de la peur de l’avenir à la confiance dans notre capacité à relever les défis du siècle après quelques réformes courageuses.

Il faudra des années pour que notre peuple reprenne espoir.

Autant ne pas perdre encore des années !

 

 

 

 

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Mardi 6 décembre 2005

 

 

Il n'est jamais très sain pour un pays de se retourner de façon permanente sur son passé plutôt d'organiser son avenir. Pour autant, notre nation ne peut vivre sans mémoire collective. A cet égard, le silence gêné qui a entouré l'anniversaire de la bataille d'Austerlitz à quelque chose de pathétique.

 

Que Napoléon ne fut pas un "grand démocrate" ( encore qu'il le fut davantage que tous les monarques de son temps ! ), qu'il fut un chef de guerre croisant le fer avec tous les régimes dynastiques qui lui étaient hostiles comme ils étaient d'ailleurs hostiles aux acquis de la révolution française, qu'il fut celui qui a rétabli l'horreur de l'esclavagisme dans une époque où il convient cependant de rappeler que les inégalités entre les classes, les races et les sexes étaient partout présentes, ne se discute pas. A l'évidence, dans un siècle qui n'en comptait pas beaucoup, Napoléon n'était pas un saint.

 

Est-ce à dire qu'il ne fut pas l'un des grands visages de notre histoire ? Est-ce à dire qu'il faut enterrer "sous le politiquement correct" la date du 2 décembre 1805. A Austerlitz, la France remportait l'une de ses plus grandes victoires militaires. Tous les peuples, tous les historiens, d'hier et d'aujourd'hui, observèrent et regardent encore ce fait d'arme avec un mélange de stupeur et d'admiration. Aux quatre coins du monde, Austerlitz est entré dans la mémoire collective, non comme une tragédie, mais comme un épisode glorieux. Chaque nation possède les siens et fête leur souvenir avec un certain prestige.

 

Chez nous, deux cents ans plus tard : rien !

 

Pas un mot, pas une pensée... La France a honte, ou plutôt ses responsables ont honte. C'est tout simplement absurde.

 

Sans sombrer dans un chauvinisme mal placé, ne pouvait-on avec un peu de fastes célébrer cet événement militaire. Qu'est-ce que cette France qui n'assume pas son héritage ? Qu'est-ce que cette France qui a peur de son ombre ? Qu'est ce que cette France qui n'analyse plus son histoire que de façon aseptisée en se centrant sur les moments les plus "aimables" et les plus consensuels de son passé ou les moments les plus sombres qui appellent ses remords.

 

Face à cette tendance, nous ferions bien de repenser aux mots de Napoléon qui disait : "j'assume tout, de Clovis au Comité de Salut Public."

 

Au nom de quoi devrions-nous taire ces pans entiers de notre Histoire qui ont fait la France, qui lui ont permis de devenir une puissance écoutée et influente ? Parce qu'une certaine lecture du 19e siècle fait de Napoléon un "ogre" plutôt qu'un "aigle"? Parce qu'à un moment où l'Europe se construit, il n'est pas de bon ton de rappeler que son existence même est née de toutes ces guerres qui l'ont déchirée durant plus de deux siècles ?

 

C'est précisément parce que nous devons nous instruire du passé, que nous ne saurions nier ce que la France fut, entre ses ombres et ses gloires.

 

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Mardi 22 novembre 2005

Congrès du PS : Une occasion manquée !

 

La semaine dernière j’osais espérer que le congrès du PS serait l’occasion d’un recalage de ses instruments de navigation afin de se replacer dans le monde réel !

J’osais même avancer l’idée d’un consensus à l’allemande pour sortir durablement de la crise politique, économique et sociale dont l’embrasement des banlieues n’a fait que confirmer la gravité.

La large victoire de la motion défendue par François Hollande lui permettait d’engager l’ajustement idéologique que tous les partis socialistes européens ont déjà réalisé, pour certains d’entre eux comme le SPD allemand ou le parti travailliste britannique depuis de longues années.

Hélas le PS a choisi de persévérer dans l’erreur, de s’enfoncer encore un peu plus dans ce monde virtuel qu’il affectionne tant et qui lui permet de ne pas renoncer à ses chimères.

Faute de 32 heures souhaitées par une des motions en compétition, les funestes lois Aubry seront réhabilitées dans leur pureté idéologique originelle. Tant pis si la majorité des français les considère comme une erreur ayant entraîné la diminution de leur pouvoir d’achat, une perte de compétitivité et une augmentation insupportable de la dépense publique.

L’irresponsable loi de modernisation sociale, arrachée par les communistes au gouvernement Jospin plus que réticent sera rétablie.

Le droit du travail qui est déjà le plus rigoureux de tous les pays développés sera durci !

La loi reformant nos régimes de retraites, pourtant adoptée avec le soutien de la CFDT, sera abrogée. Qu’est ce à dire ? Que les fonctionnaires retrouveront l’exorbitant privilège de cotiser moins et moins longtemps que les autres français ? Que le droit, si longtemps réclamé et jamais mis en œuvre par la gauche, de partir avant soixante ans quand on a commencé à travailler à 14 ou 15 ans sera abrogé ? Que le niveau des retraites des français sera abaissé pour permettre un départ anticipé de plusieurs années par rapport à tous les autres pays européens ?

Le SMIC sera porté à 1500 euros ! Cet engagement fait sourire quand on se souvient que c’est sous le gouvernement de Lionel Jospin que les revalorisations du SMIC ont été les plus faibles pour cause de 35 heures.

EDF sera re- nationalisé ! Sans doute comme France Télécom qui n’aurait jamais du l’être puisque la dissolution de 1997 ayant interrompue le processus de privatisation, c’est le gouvernement le Lionel Jospin qui l’a achevée !

On a échappé aux « nationalisations temporaires » prônée par Dominique Strauss-Kahn pour lutter contre les délocalisations. Il faut dire qu’avec cette mesure radicale la question des délocalisations se poserait de moins en moins puisque c’est celle des localisations d’activités industrielles et de service en France qui s’y substituerait.

J’ai visité tous les sites Internet des partis socialistes européens pour tenter de trouver des propositions similaires. Je ne vous étonnerai pas en vous disant qu’il m’a fallu traverser l’Atlantique et visiter ceux de quelques partis d’Amérique Latine pour y parvenir !

Cette dérive gauchiste du PS devrait me réjouir puisqu’elle risque de ne pas faciliter son retour aux affaires mais en réalité elle me désole parce qu’elle va peser sur le débat politique économique et social en France au détriment des réalités.

Elle me conforte dans l’idée que la France a décidemment besoin de changer d’époque pour prendre acte d’un monde ouvert au sein duquel la fierté nationale peut être une source d’énergie et d’enrichissement mutuel.

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005
Mercredi 16 novembre 2005

La confusion qui caractérise l’analyse de la crise des banlieues ne facilite pas l’émergence de solutions.

Ce n’est pas l’insuffisance de la politique de la ville qui est responsable de cette explosion de violence.

Ce sont encore moins les fluctuations marginales des aides aux associations dont il n’est pas inutile d’évaluer de temps à autre l’efficacité.

Ce n’est pas la suppression du service national dont le maintien dans le cadre d’une armée réduite à moins de 500 000 hommes aurait conduit à la pire des discriminations.

C’est encore moins l’action de la police et du ministre de l’intérieur qui ont le grand mérite de tenter de revenir sur deux décennies de laxisme, qui ont permis aux caïds d’instaurer leur état d’urgence sur des pans entiers du territoire de la république.

Non la cause principale de cette révolte, c’est la conjonction d’une croissance insuffisante et de la non maîtrise des flux migratoires.

Cette situation conduit la France à accueillir ceux qui lui font l’honneur de la choisir pour s’y établir dans des conditions indignes qui ne pouvaient que conduire au désastre.

Le modèle d’intégration français ne s’est pas désintégré ! Il ne fonctionne plus parce que le pays ne produit pas assez de richesses pour donner à chacun des conditions d’existence décentes.

La seule réponse efficace à cette situation réside donc dans un changement radical de politique économique et sociale. Il faut reconnaître nos erreurs collectives et admettre que ceux qui, en Europe, ont réussi à approcher du plein emploi ont utilisé de meilleures solutions que les nôtres.

C’est dans la réforme de notre fiscalité, de notre droit du travail, de notre protection sociale et dans la maîtrise des flux migratoires que se trouvent les vraies solutions à la crise qui secoue les fondations de notre République.

J’y ajoute la réforme de l’école car, personne ne peut nier l’échec d’un système qui conduit chaque année 12000 jeunes à abandonner l’école avant la fin de la scolarité obligatoire et 70 000 à la quitter sans savoir lire, écrire ni compter. Ces jeunes, qui sont dans leur très grande majorité des garçons, constituent désormais un problème redoutable pour la société française qui doit trouver les moyens de les récupérer.

La réponse est en grande partie dans la loi d’orientation sur l’avenir de l’école qui doit être mise en œuvre dans son intégralité.

La définition d’un socle commun de connaissances et de compétences fondamentales conjugué à un dispositif massif de soutien individuel doit permettre d’atteindre l’objectif qui aurait toujours dû être celui de l’école de la République : Illettrisme zéro !

Qu’on ne me dise pas que les moyens manquent pour y parvenir : Avec un million deux cent cinquante mille fonctionnaires, l’éducation nationale bénéficie des ressources publiques les plus élevées des pays développés. Une meilleure gestion de ces moyens et en particulier des professeurs sans affectation et un recours plus important aux heures supplémentaires, correctement rémunérées, produiraient les marges de manœuvres dont nous avons besoin pour relever le défi existentiel qui vient d’être lancé à la Nation.

Pour conduire ces réformes radicales, nous avons sous les yeux deux exemples à nos portes :

Celui du Royaume Uni où le gouvernement de Tony Blair a conduit, grâce à la durée, de profondes réformes de structure et celui de l’Allemagne qui s’apprête à prendre des mesures aussi radicales que l’augmentation de trois points de la TVA ou le report à 67 ans de l’age de la retraite dans un consensus gauche droite qui laisse rêveur !

Le congrès du parti socialiste nous dira dimanche quelle est la voie la plus réaliste !

 

François Fillon

 

  

 

 

par Francois Fillon publié dans : Archives 2005

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus