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Mardi 29 avril 2008
Voici le texte intégral de l'entretien du Premier ministre avec Virginie LEGUAY, publié dans le Journal du Dimanche

Vous réclamiez une feuille de route. L'avez-vous aujourd'hui?
La feuille de route, je la connais. L'intervention du Président répondait plus à une demande des Français. La réforme bouscule: les interrogations sont nombreuses, des tensions se manifestent. Il était nécessaire de redonner le cap. Le président de la République l'a fait simplement, avec franchise. Sans rien cacher aux Français des difficultés rencontrées.

Pour expliquer ses difficultés, Nicolas Sarkozy a invoqué le contexte international: crise des subprimes, baisse du dollar, prix du pétrole... Tous les pays européens sont logés à la même enseigne: certains ont des meilleurs résultats que la France...
La France a pris du retard. Depuis vingt ans, notre pays hésite à entrer dans le 21e siècle. Il s'est accroché à une époque bénie où les grandes puissances se partageaient la production des richesses du monde et a fait pendant trop longtemps comme si cette situation devait durer toujours. Si nous voulons rattraper ce retard, nous devons faire vite. Ce qui se joue en ce moment dépasse largement la popularité de Nicolas Sarkozy, la mienne ou celle de la majorité. Il s'agit de savoir si la France est capable de se redresser ou si elle va s'orienter de façon durable vers le déclin. Et il y a un an, nous avons fait un choix: celui de faire toutes les réformes en même temps pour relancer notre pays.

"Toutes les réformes en même temps". Un choix critiqué jusque dans votre camp. Trop de réformes tuent la réforme disent certains. Hervé de Charrette a accusé Nicolas Sarkozy de rendre la "réforme haïssable".
La France n'a pas de temps à perdre. Ceux qui appellent à moins de réformes, sont souvent ceux qui n'en n'ont jamais fait. Et pour lesquels la réforme acceptable est une réforme d'apparence. Une réforme superficielle, sans effet. Quand je vois ce qui a été fait, ou plutôt ce qui n'a pas été fait, depuis vingt-cinq ans, je me demande qui est vraiment en mesure de nous donner des leçons en matière de réforme.

Les Français doutent de la méthode suivie. D'autant qu'ils ne constatent aucune amélioration de leur niveau de vie...
Que les Français soient préoccupés, inquiets, critiques à l'égard des réformes, je l'entends. Mais tous peuvent comprendre que les réformes lancées il y a un mois, trois mois, six mois ne peuvent déjà avoir des résultats. Pour les heures supplémentaires, par exemple, la feuille de paye augmente dès maintenant, mais la feuille d'impôt baissera l'année prochaine, lorsque les Français payeront leurs impôts.

Vous évoquez le bouclier fiscal: un "cadeau fait aux riches" disent les Français...
Mettre en place un bouclier fiscal, c'est reconnaître qu'on ne doit pas travailler plus de la moitié de son temps pour l'Etat. Ecraser de fiscalité les Français qui réussissent, c'est les encourager à se délocaliser. On ne peut pas rester les bras croisés face aux Français qui quittent chaque année notre pays pour s'installer en Grande-Bretagne ou en Belgique. Il faut avoir le courage de prendre les bonnes mesures, même si elles ne sont pas comprises sur le moment. Le bouclier fiscal ne représente que 220 millions d'euros et la gauche qui avance le chiffre de 15 milliards d'euros par an est d'une absolue mauvaise foi. C'est une escroquerie. Ces 15 milliards d'euros sont, en réalité, essentiellement destinés aux Français modestes et aux classes moyennes, à travers les heures supplémentaires, les réductions d'intérêts d'emprunts pour l'acquisition d'un logement et la quasi-suppression des droits de succession.

A propos de ce bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy a évoqué des "erreurs de communication". En prenez-vous votre part?
J'assume ma part d'erreur! Je regrette notamment de ne pas avoir été, à l'époque, plus offensif face à une gauche qui travestissait la vérité avec des chiffres et des arguments archi faux. Nous aurions dû combattre ce discours mensonger et irresponsable avec plus de fermeté. J'ai pensé qu'il était tellement éloigné de la réalité qu'il ne prendrait pas dans l'opinion publique. J'ai eu tort.

Coupant court aux rumeurs de mésentente, Nicolas Sarkozy a parlé de vous comme d'un "bon premier ministre" avec lequel il dit travailler "la main dans la main". Un service minimum?
Nous vivons une situation étrange où quand le Président a des paroles aimables à l'égard de son premier ministre, c'est insuffisant, et quand il n'en a pas c'est que notre relation est difficile. Nous avons, avec Nicolas Sarkozy, une relation confiante, ancienne, qui résiste à la gravité de sa charge et aux exigences de ma fonction. Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu'il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c'est normal. Qu'il y ait eu des débats préalablement à l'élaboration de positions communes, là aussi, c'est normal.

Nombreux pourtant sont les ministres qui disent que les arbitrages se font dorénavant à l'Elysée au détriment de Matignon.
L'équilibre entre l'Elysée et Matignon correspond au couple que nous formons avec Nicolas Sarkozy. Le Général de Gaulle centralisait beaucoup. Valéry Giscard d'Estaing envoyait de nombreuses lettres de mission à son premier ministre. Il n'y a rien de nouveau dans la situation actuelle. Des réunions ont lieu à l'Elysée durant lesquelles s'élabore la ligne gouvernementale. Ensuite Matignon fait son travail d'arbitrage, assure la cohérence budgétaire. C'est un partage du travail normal entre un Président de la République investi par les Français, qui assume pleinement ses responsabilités, et un premier ministre à qui il revient d'assurer le fonctionnement quotidien de la machine gouvernementale.

De nombreux couacs gouvernementaux sont intervenus ces deniers mois. Un manque de cohérence entre l'Elysée et Matignon?
Ces "couacs" sont pour l'essentiel des couacs de faible importance quand on pense, par exemple, à ce qui se passait avec la majorité plurielle de Lionel Jospin. Ce qui a pu toutefois poser problème, c'est leur répétition. Avec le président de la République nous l'avons dit de façon vigoureuse aux ministres concernés. Ces couacs sont aussi dus au fait que nous faisons beaucoup de réformes à un train rapide. La rapidité d'exécution conduit parfois à faire des erreurs. Je préfère qu'il y ait quelques erreurs mais qu'on ne freine pas l'exécution des réformes.

Ces incidents rendent parfois la politique gouvernementale illisible: la carte de famille nombreuse et la réforme des allocations familiales...
La carte SNCF a donné lieu à une mauvaise appréciation de ma part. Il y a eu une erreur. Je l'assume. Elle a été corrigée. Le processus de décision a, sans doute, été trop précipité. En revanche je nie tout couac à propos des allocations familiales. La réorganisation des allocations familiales est une réforme annoncée par le Président, et validée par le Parlement en octobre dernier. Elle consiste à donner plus aux enfants à partir de 14 ans et plus à la petite enfance. Sans faire la moindre économie sur les sommes versées aux familles.

Des couacs sur le fond et sur la forme. Rama Yade ou Nathalie Kosiusko-Morizet auraient dues être "sanctionnées" a reconnu Nicolas Sarkozy. N'était-ce pas votre rôle?
C'est une décision qui se prend d'un commun accord avec le président de la République. J'ai demandé à Nathalie Kosiusko-Morizet de faire des excuses. Ce qu'elle a fait. C'était un avertissement. L'affaire est close. Comme l'a indiqué le Président, chacun sait qu'à l'avenir, après les avertissements, les sanctions seront lourdes, même si un gouvernement n'est pas une armée de godillots mais des hommes et des femmes choisis en raison de leurs convictions.

Nicolas Sarkozy a annoncé la généralisation du RSA en 2009. Une mesure que vous jugiez trop coûteuse...
Cette mesure figurait dans notre programme. J'en suis un ardent défenseur. Mais parce que la France est un des pays qui a les dépenses sociales les plus élevées au monde, il n'est pas question d'augmenter leur volume. Le dispositif imaginé par Martin Hirsch permettra de reconcentrer les politiques sociales comme le RMI ou la Prime pour l'emploi.

La redistribution de cette prime pour financer le RSA ne va t-elle pas déshabiller les plus modestes pour habiller les plus pauvres?
La prime pour l'emploi (PPE) bénéficie aujourd'hui à près de 9 millions de Français. Son effet est souvent faible du fait de sa dispersion. Nous souhaitons qu'elle soit reconcentrée sur ceux qui en on le plus besoin.

Combien de personnes pourraient toucher le RSA en 2009, et à combien estimez-vous le coût final de cette réforme?
Entre trois et quatre millions de personnes sont concernées par cette mesure dont le coût total n'est pas encore complètement évalué. Mais c'est une opération très lourde.

Des régularisations de travailleurs sans papiers sont en cours. Combien pourraient avoir lieu?
Quelques centaines, pas plus. Nous sommes totalement opposés aux régularisations massives. Le président de la République a eu raison de dénoncer l'hypocrisie de certains chefs d'entreprise qui recrutent des clandestins pour, ensuite, demander leur régularisation. Le chef d'entreprise se doit de respecter la loi. Comme n'importe quel Français. Quand il recrute un salarié, il doit vérifier s'il est en règle. Régulariser tous les salariés en situation illégale serait une incitation à les recruter plutôt que d'embaucher ceux qui ont des papiers. Ce serait la négation de toutes les lois de notre pays.

La manifestation des fonctionnaires et des enseignants annoncée le 15 Mai vous inquiète-t-elle?
L'avenir de l'Etat passe par le retour à l'équilibre des comptes publics. La réduction des effectifs de la fonction publique est une nécessité absolue, incontournable, quels que soient les discours démagogiques de l'opposition. Un Etat qui cède à la première pression venue est un Etat qui ne se respecte pas.

Êtes-vous aujourd'hui un premier ministre heureux?
Pour la première fois depuis vingt ans, un Président et sa majorité vont tenir leurs engagements même si c'est difficile. Je ne sais pas si je suis heureux, ce mot ne s'adapte pas à la fonction que j'occupe, mais je suis fier de servir notre pays.
Dimanche 16 septembre 2007
Le Premier ministre a présenté, le 14 septembre 2007, sa vision des relations franco-allemandes dans un discours lors des 16èmes "Rencontres franco-allemandes d'Evian", dans une tribune dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, et dans une version plus courte dans Le Figaro.

Extrait : 

"L’Allemagne va mieux. Elle tire aujourd’hui profit de courageuses réformes menées depuis 2000, no­tamment celle du marché du travail. Sa croissance est bonne, son chômage baisse, ses déficits se ré­sorbent. Ces résultats créent un vrai défi pour la France. Pourquoi ne ferions-nous pas aussi bien ?
 
Avec Nicolas Sarkozy, notre objectif est clair : faire preuve d’efficacité réformatrice. Le gouvernement a déjà adopté un train de mesures d’une densité iné­ga­lée. Nous avons libéré le travail au-delà des 35 heures. Redonné la priorité à l’investissement. Enclenché la réforme de l’université et accordé un soutien exceptionnel à la recherche privée. Nous réfléchissons à une réforme profonde de l’État et de nos prélèvements obligatoires. Nous allons améliorer le fonctionnement du marché du travail, en concertation avec les par­­te­naires sociaux. Nous préparons une loi de modernisation de l’économie. Nous allons déve­lopper la concurrence et valoriser le goût d’entreprendre, pour libérer la croissance.
 
L’enjeu dépasse le court terme. Comme l’a fait l’Allemagne ces dernières années, nous de­vons voir plus loin, viser plus haut. Il ne s’agit pas du résultat conjoncturel à la fin de l’année 2007. Il s’agit de la situation structurelle du pays, à l’issue des réformes de fond que nous aurons menées pendant cinq ans et que nous ne faisons qu’en­tamer. Il faut le faire sans dégrader nos finances publiques et en respectant nos engagements européens. Ce n’est pas un objectif étroitement comptable mais une nécessité vitale pour notre prospérité et l’avenir de nos enfants".


Mercredi 22 août 2007
Voici l'entretien accordé par le premier ministre au journal Le Monde, publié dans son édition datée d'aujourd'hui.
Lundi 16 juillet 2007
Le Parisien a consacré aujourd'hui un article au blog du Premier ministre ("Fillon répond sur son blog"), ce blog qui est aussi le vôtre. Comme vous le savez, François Fillon ne peut plus consacrer autant de temps qu'auparavant à cet outil de communication auquel il tient pourtant beaucoup. Mais il nous en parle souvent, il attire notre attention sur certaines de vos réactions. Bref, c'est la preuve qu'il vous lit !
Jeudi 15 mars 2007
par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Jeudi 15 février 2007

 1. Un projet fondé sur une vision

 

A la différence de Ségolène Royal, dont le programme cherche à faire plaisir à toutes les clientèles, des enseignants aux syndicalistes, des jeunes aux retraités, des intermittents du spectacle aux fonctionnaires, le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy est un projet fondé sur une analyse en profondeur de la France, d’où vient-elle, où en est-elle, où peut-elle et doit-elle aller, et sur une vision.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de la France est avant tout une crise morale du travail. Travail au sens large, c’est-à-dire l’effort, le mérite, l’initiative, la prise de risque. C’est cette crise qui explique nos déficits, notre dette, la stagnation du pouvoir d’achat, notre déclassement dans le rang des nations, notre chômage de masse, nos piètres performances sociales, les difficultés de l’école et de l’enseignement supérieur. Tout doit donc être fait pour réhabiliter la valeur travail dans notre pays et pour que la France collectivement travaille plus.

 

Les principales mesures du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy vont toutes dans ce sens. Pour mémoire :

 

·    exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires pour augmenter le nombre d’heures travaillées ;

·    sécurité sociale professionnelle, car si le travail doit payer, il doit aussi protéger ;

·    société du plein emploi par la mobilisation du travail de tous ;

·    bouclier fiscal à 50% et investissement dans le capital des PME déductible de l’ISF, pour favoriser le retour des talents et des capitaux ;

·    investissement massif dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation pour une économie qui monte en gamme, des emplois plus qualifiés, et des salaires plus élevés ;

·    école plus exigeante, qui n’a peur ni de l’effort, ni de l’évaluation des élèves, des enseignants et des établissements ;

·    autonomie des universités pour donner aux diplômes une vraie valeur sur le marché du travail.

 

On ne trouve pas, dans le programme de Ségolène Royal, une orientation aussi forte et structurante, sinon celle de la réhabilitation de l’assistanat, de l’égalitarisme, du nivellement, avec de la gratuité, des allocations, des contrats aidés partout, pour tous, sans aucune contrepartie.

 

2. Un projet qui dit la vérité aux Français et permet la modernisation de notre pays

 

Si le programme de Mme Royal comporte certaines similitudes ou certains emprunts au projet de Nicolas Sarkozy, force est de constater que Mme Royal parle toujours de ce qui fait plaisir, jamais des contreparties nécessaires pour moderniser et changer notre pays.

 

C’est le cas notamment :

 

·    des universités : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’investir plus d’argent dans l’enseignement supérieur et d’améliorer l’information des étudiants sur les débouchés réels par filières universitaires (service public d’orientation), mais Mme Royal ne retient « l’autonomie des universités » que « dans un cadre national », ce qui ne veut rien dire, et n’ose pas prévoir de moduler le financement des filières en fonction des débouchés ;

·    de la recherche : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy s’engagent à renforcer les moyens de la recherche, mais Nicolas Sarkozy est le seul à prévoir l’évaluation de la recherche publique et la substitution du financement de la recherche par projets au financement par structures ;

·    de la sécurité sociale professionnelle : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent l’amélioration des indemnités chômage et un meilleur accompagnement de la recherche d’emploi, mais Mme Royal ne propose ni la fusion ANPE/ASSEDIC, ni la réforme du droit du travail (flexisécurité), ni l’obligation d’accepter un emploi après deux refus injustifiés, qui sont des conditions sine qua non de la réussite de cette nouvelle sécurité ;

·    de la santé : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent une politique de prévention et l’amélioration de l’accès aux soins (par la gratuité pour Mme Royal ; par l’aide à l’acquisition de complémentaires et un meilleur remboursement du dentaire et de l’optique pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à avoir une réelle vision de la politique de santé (sciences du vivant érigées en priorité de la recherche ; plus de dépenses de santé en raison du progrès technique et de l’allongement de la durée de la vie) et à proposer un système crédible et juste de financement de l’assurance-maladie (franchise réajustable en fonction de l’évolution des déficits) ;

·    de la protection sociale : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’améliorer les conditions de l’hébergement d’urgence et la prise en charge des personnes en situation d’exclusion (mise en place d’un revenu de solidarité active notamment), mais Nicolas Sarkozy est le seul à conditionner le bénéfice d’un minimum social à l’exercice d’une activité d’intérêt général ; Mme Royal entend conforter la CMU et sanctionner les refus de soins, mais elle ne formule aucune remarque sur le fait que les bénéficiaires de la CMU ont une consommation de soins supérieure de 25% à celle d’un assuré moyen en ville et de 50% à l’hôpital ;

·    des retraites : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent la revalorisation des petites retraites (de 5% pour Mme Royal, de 25% pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à dire qu’il financera cette mesure en confortant la loi de 2003 et en réformant les régimes spéciaux. Nicolas Sarkozy n’a jamais menti aux Français. C’est uniquement en travaillant plus que nous pourrons sauver le régime des retraites par répartition ;

·    du dialogue social : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy veulent des syndicats plus puissants et plus représentatifs, mais Mme Royal ne propose pas le vote à bulletin secret après huit jours de grève, ni le service minimum garanti ;

·    des jeunes : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent au travers de divers prêts à taux zéro et allocations, de donner plus d’autonomie aux jeunes et de les aider à accéder au premier emploi, mais Nicolas Sarkozy est le seul à assortir ces allocations d’une obligation de formation conduisant à l’emploi et d’une obligation d’accepter un emploi au bout de six mois de chômage ;

·    de la justice : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’augmenter les moyens de la justice, mais Nicolas Sarkozy est le seul qui annonce clairement une réforme de la carte judiciaire, après concertation, et se prononce en faveur de la responsabilité des magistrats.

 

3. Un projet qui a une méthode

 

Pour chacune de ses réformes, Nicolas Sarkozy indique comment il fera. Pour les universités, il propose l’autonomie. Pour la revalorisation des retraites, il propose de travailler davantage et de réformer les régimes spéciaux. Pour la sécurité sociale professionnelle, il propose le contrat unique à durée indéterminée, le compte épargne formation individuel, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. Etc. Mme Royal ne précise jamais le comment pour aucune de ses propositions.

 

Le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit par ailleurs dans un calendrier : dès le mois de juin, choc en faveur du travail (exonération des heures supplémentaires ; suppression des droits de donation et de succession) et réforme du dialogue social (liberté de présentation aux élections professionnelles ; répartition loi / négociation ; vote à bulletin secret ; service minimum garanti). Durant l’été, négociation avec les partenaires sociaux dans ce cadre modernisé. A l’automne, réforme du marché du travail et sécurisation des parcours professionnels, réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, fiscalité écologique, réformes dans le domaine de la sécurité et de la justice.

 

4. Un projet qui est financé

Un premier chiffrage rapide du programme de Ségolène Royal fait apparaître un coût minimal de 80 Mds d’euros. Pour autant, Mme Royal n’a évoqué aucune piste d’économie dans son programme, sinon la décentralisation, dont l’histoire n’a cessé de montrer depuis 25 ans que, si elle permettait sans doute de mieux gérer, elle ne permettait pas de moins dépenser.

Sur le plan du coût et du financement, trois différences fondamentales opposent le projet de Nicolas Sarkozy et celui de Mme Royal :

·    le projet de Nicolas Sarkozy coûte 30 Mds d’euros et non pas plus de 80 ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans un cadrage de finances publiques qui l’engage (dette publique et déficit public ramenés respectivement à 60% et 1,5% du PIB d’ici 2012) et comporte des mesures de financement (essentiellement la révision des politiques publiques, le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, la franchise, la lutte contre les abus et les gaspillages). Sur tous ces sujets, Mme Royal ne dit rien, ce qui permet de conclure qu’elle financera son projet par l’impôt (au moins 18 Mds et une CSG supplémentaire selon le projet du PS lui-même) et par la dette. Le projet de Nicolas Sarkozy est financé quand le programme de Mme Royal ne l’est pas ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy comporte des dépenses pour investir ou pour travailler davantage (enseignement supérieur, recherche, innovation, bouclier fiscal, ISF, exonérations des heures supplémentaires…) quand le programme de Mme Royal ne comporte que des dépenses pour assister, dont certaines au coût spectaculaire (15,5 milliards d’euros pour le SMIC à 1 500 euros en raison des allègements de charges nécessaires pour compenser cette mesure et ne pas détruire d’emplois, ainsi que de l’augmentation corrélative des salaires dans la fonction publique ; 8 milliards d’euros pour les emplois tremplin ; 1,4 milliard d’euros pour le doublement de l’allocation de rentrée scolaire…). Or, seules les dépenses pour investir enrichissent la croissance et rapportent à terme des recettes. 

 

François Fillon

par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Jeudi 12 octobre 2006

 

Mois après mois, des évènements plus ou moins anodins viennent contrecarrer la liberté d'expression. Le politiquement correct, le souci de ne fâcher personne et d'encadrer tous les débats un peu vifs, sont en passe de faire de notre société un vaste dortoir. L'année dernière on renonçait à fêter la bataille d'Austerlitz parce que Napoléon n'est plus en odeur de sainteté. Quelques mois plus tard, toute l'histoire de la colonisation devait, selon certains, être sanctionnée sans nuances et sans débats. Le mois dernier, le pape était sommé de s'excuser pour avoir cité un empereur byzantin du XIVème siècle. Depuis deux semaines, un professeur de philosophie est condamné à se cacher pour avoir écrit un article sur l'Islam. Aujourd'hui, on s'interroge sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. Et pour couronner le tout, voici maintenant qu'une compilation de musiques des années 30 ciblée sur le temps des colonies fait l'objet d'une polémique.

 

Sur chacun de ces sujets, chacun peut avoir son avis. Ce que je souhaite, c'est qu'en France chacun puisse continuer à être libre de le donner et non sommé de le ravaler. Dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, il est écrit que "la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". C'est une recommandation sage qui appelle chacun à la responsabilité. Pour autant, il ne faudrait pas que le respect absolu d'autrui aboutisse au silence de tous les autres.

 

La force d'une démocratie se juge à sa capacité à accepter les débats contradictoires. Cette évidence me porte vers un événement plus tragique : celui de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. En Russie, parler fort et vrai demeure un risque…mortel.

 

par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Vendredi 7 avril 2006






Je serai l'invité de Jean Pierre Elkkabach dimpanche à 18 heure 15 sur Europe 1.
par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Mercredi 15 mars 2006



Tribune dans "Libération" sur le CPE et la crise politique.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=367097
par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Mercredi 1 mars 2006
Rendez vous Jeudi 2 mars à 20 h 30 (retransmission à 0 H) sur la chaine parlementaire pour l'émission question d'info.
par Francois Fillon publié dans : Tribunes

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