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Mardi 17 juin 2008
Alice, jeune militante UMP, a eu la gentillesse de m’adresser un long témoignage sur son expérience de l’engagement, et m’a autorisé à en citer de larges extraits sur mon blog.
Je la remercie d’avoir rédigé ce texte où s’expriment son énergie et son exigence : l’énergie qu’on met au service des autres, quand on décide de se « donner » à la politique ; et l’exigence qu’on brandit, quand on veut que les choses bougent !
« Faire de la politique, dit Alice, c’est croire au changement.»
C’est une réaction devant les faillites et les désordres du monde.
Mais c’est aussi une formidable occasion d’en apprendre plus sur soi, sur ses talents, sur ses limites.
C’est se laisser transformer par l’étincelle de l’audace, de l’initiative.
Militer, c’est enfin une manière de partager avec d’autres ses convictions et de vérifier, dans l’action, que des personnes extraordinairement différentes peuvent apporter leurs forces au même combat.
Tout cela, Alice le raconte à sa manière.
Elle vit la politique « entre raison et passion ».
J’ai choisi de présenter les passages dans lesquels elle expose ce double attachement.

    François FILLON


***


Faire de la politique, c’est croire au changement.

Lassée d’être toujours passive et spectatrice d’un monde qui chaque jour est le théâtre de nombreux conflits, j’ai décidé de tenter de comprendre comment l’action politique parvenait à résoudre un certain nombre de problèmes quotidiens.
J’y ai été encouragée par l’apparent désintérêt de nombreux électeurs français.
Comment l’électorat - celui d’une commune par exemple - peut-il rester indifférent aux affaires publiques alors que le maire, assisté du conseil municipal et ayant en charge la gestion de dossiers tels la lutte contre le chômage ou l’exclusion agit en son nom et défend au mieux l’ intérêt général?
J’ai décidé de remettre en cause un certain nombre de lieux communs sur ce monde particulier assez sulfureux et qui a plutôt mauvaise réputation.
Qu’un individu comme moi choisisse d’écrire à son sujet n’a rien d’étonnant. La politique est une de mes passions. Pour m’aider à décoder les rouages institutionnels de notre société, j’ai étudié le droit pendant trois années et j’ai intégré l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Ma formation universitaire m’a convaincu de la nécessité d’enquêter sur les personnes qui au quotidien vivent avec et pour la politique.
La Politique. Je voudrais qu’on reconnaisse mieux ses vertus et son caractère indispensable à la vie en société. De manière presque invisible, elle sert de lien unissant les citoyens, indifféremment de leur origine sociale, ethnique, de leur capital économique ou encore culturel. De plus, elle favorise le brassage des idées et apprend la tolérance. L’individu se découvre de nombreuses aptitudes – pas toujours évaluées par le système scolaire ! L’engagement politique incite à prendre la parole en public et développe la confiance en soi et la persuasion. Mais aussi et surtout, il permet de devenir un acteur qui a des responsabilités. Le refus de s’engager fait malheureusement le plus souvent défaut dans notre époque individualiste.

Enfin, grâce à la politique, chacun éprouve des émotions et des sentiments d’une grande intensité qui contribuent à son épanouissement. Pouvoir vibrer à la fois individuellement et collectivement représente un cadeau précieux.

(…)

Si je manifeste de l’intérêt pour la politique, c’est parce que je reconnais qu’au quotidien, j’ai besoin d’elle. Elle m’aide à me sentir utile et à exister en dehors de ce statut d’étudiante, étiquette impersonnelle qui marque un statut de dépendance mais aussi une promesse d’espoir.
Je fais partie de ces rêveurs qui s’entêtent à construire un avenir différent parce que le présent me révolte. Je suis gagnée par la colère et l’envie de changements. Mais ce mouvement au caractère révolutionnaire ne peut pas être accompli par n’importe qui, et de n’importe quelle manière !

Mon adhésion au groupe des Jeunes populaires se justifie tout d’abord par la pertinence des idées qui sont au cœur de notre parti politique.
Le militantisme au sein des Jeunes populaires repose ainsi sur la reconnaissance des valeurs incarnées par le parti.
Piétiné et régulièrement perçu comme une contrainte, le concept de travail a besoin de retrouver la place essentielle qu’il a toujours occupée au sein de toutes les sociétés. En devenant un individu actif, chacun s’assure un revenu et décide de contribuer au bon fonctionnement de notre pays en s’affirmant comme le maillon d’une chaîne intergénérationnelle de personnes solidaires et généreuses.
A travers l’UMP, l’esprit d’entreprendre, la prise de risque et le libéralisme sont valorisés. Il est plus facile qu’autrefois de parler de réussite sociale sans en avoir honte.
Être jeune et de droite peut signifier que l’on croit aux vertus du libéralisme tout en veillant au respect des valeurs sociales traditionnelles. Le parti est attaché aux valeurs fondamentales de la famille et de la solidarité entre les générations. En outre, s’engager au coté des Jeunes populaires veut dire que l’on croit à l’ouverture d’esprit, au brassage des idées et à la nécessité d’être européen.

(…)

Par curiosité, j’ai souhaité tester l’intérêt d’aller débattre avec les socialistes. Je voulais découvrir toute seule de quelle manière le camp opposé au notre donne la parole à ses militants et son approche de la politique. J’ai tenté là une expérience assez périlleuse et qui m’a donné l’occasion de me mettre en colère. En effet, j’ai voulu évaluer si j’étais capable de prendre la parole dans une assemblée hostile à mes idées et observer de quelle manière j’étais traitée.
C’est dans cet état d’esprit, un peu fébrile mais motivée par l’envie de découvrir comment se déroulait une réunion politique chez les socialistes, que j’ai décidé de contacter l’animateur du groupe. Je ne porterai pas de jugement personnel sur le caractère des individus que j’ai rencontrés à deux reprises dans ce lieu
En revanche, il est important de souligner les efforts que j’ai dû fournir pour m’imprégner au maximum de l’ambiance et de cette façon de faire de la politique.
Je ne me faisais pas d’illusion car tôt ou tard, je ne pourrais plus cacher le fonds de ma pensée. Il est certain que je me situais en profond désaccord avec les idées émises lors du débat. Mais je prenais sur moi pour me taire et écouter sagement ce qui se disait. Je me souviens notamment de la présentation angélique des bienfaits de la loi sur les 35 heures faite par un militant.
Une fois son exposé fait, il n’y a eu presque aucun commentaire qui aurait pu tempérer les louanges de cette mesure. Cela m’a choqué car même si des personnes étaient en désaccord - ce qui est logique dans une assemblée - personne n’osa souligner le problème du coût de cette disposition ou ses effets sur la croissance.
Décidément, ce soir là, je me disais que j’avais bien fait de me forcer à venir. En effet, j’étais consternée par l’apathie générale des militants. Aucun débat, aucune prise de position susceptible de réveiller les esprits. Cette absence de participation critique et constructive a suscité toute mon attention. Mes interventions provoquèrent cependant des réactions assez vives car j’étais en opposition avec les propos qui étaient tenus.
Ce qui me choqua, c’est la détermination farouche de certains qui, mécontents de mes idées, tenaient à me faire taire à tout prix.
Mon souhait de m’exprimer relevait du combat permanent et la position de minorité dans laquelle je me trouvais était plutot inconfortable. Il est vrai que je n’ai pas pu rester longtemps observatrice car j’étais révoltée par ce qui se disait mais aussi par la manière de procéder. Mon habit d’espionne se révéla bien vite trop étroit et ce comportement inadapté à mon caractère. J’avais si souvent entendu dire que les socialistes avaient du mal à discuter entre eux et à laisser émerger des idées différentes. J’avais l’occasion de vérifier par moi-même cette opinion très répandue.

(…)

Chaque personne s’intègre dans la société en créant de multiples liens, tissés au fil de son existence. Et au fur et à mesure du développement de chacun, une toile se forme à partir des membres de la famille, des amis et des relations. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est précisément la pluralité des rôles qu’un individu peut être amené à jouer. Pour s’intégrer à part entière dans la société, l’individu travaille et est dit « actif ». Ce rôle de salarié est complété par celui de parent qui s’affirme comme une norme évidente. La société actuelle nous prépare à revêtir un jour ces habits depuis que nous sommes petits, afin de remplir au mieux ces rôles.
Or, il m’a semblé qu’à l’inverse la société décourageait les individus qui veulent faire de la politique Une fois passés les jugements ironiques de certains, j’ai réalisé qu’il n’y avait aucun discours motivant provenant ni des médias, ni de mon entourage. C’était peut-être là une manière de me mettre en garde contre un univers que l’on dit plus féroce qu’ailleurs.
Vouloir s’engager en politique suppose donc que l’on se démarque du schéma traditionnel, tracé à l’avance. Le militant peut exprimer une forte envie de changement, hors des sentiers battus et des figures imposées.

C’est en ce sens que faire de la politique permet d’exister autrement. A chacun de construire ses relations et de les entretenir. Ce qui est difficile pour la plupart des gens, c’est justement qu’il n’y a pas de mode d’emploi, pas de prêt à penser. L’intérêt de cette aventure humaine repose sur la prise de risque et sur la responsabilité personnelle. Il me semble impossible de ne pas croire fermement dans les valeurs du parti, à partir du moment ou l’on décide de s’engager.

Par ailleurs, contrairement à l’insertion dans le monde professionnel qui est vécue par la personne comme un moment heureux et valorisant, adhérer à un parti politique entraîne des réactions quelquefois négatives. Il ne viendrait à personne l’idée de féliciter l’individu pour sa décision alors que ce denier franchit une étape essentielle dans sa vie.

Au contraire, ce sont bien trop souvent les sarcasmes et des réactions désagréables qui accompagnent le nouvel arrivant dans cet univers inconnu. Pour ma part, mes proches n’ont pas fait beaucoup de commentaires en apprenant mon adhésion au groupe des Jeunes populaires. Me connaissant assez bien, ils savent qu’il ne servirait pas à grand-chose de tenter de me dissuader de faire ce que j’ai décidé de faire, parce que je tiens en général à avoir ma propre opinion

La particularité de l’engagement politique repose également sur le fait que c’est une activité bénévole (terme qui signifie : je veux bien). La liberté et l’envie de donner de son temps guident le militant. Les apports de son engagement ne s’évaluent pas en terme financier. Il s’agit au contraire d’un travail invisible de longue haleine qui enrichit l’individu au niveau humain.
Les avantages immatériels procurés par le militantisme sont nombreux et la passion pour ce milieu éprouvée par le militant se lit sur son visage. Décider de s’engager entraîne des répercussions certaines sur la vie et le comportement de la personne. Mais cette activité non lucrative est discrète et prend son temps pour agir sur chacun d’entre nous.

L’existence du militant prend un peu plus de saveur et son entourage évolue dans la mesure où il va désormais porter un regard différent sur lui. D’un naturel timide et discret, je considère qu’il est préférable de parler avec modération de mes idées politiques en dehors du groupe. En effet, ceux qui n’y appartiennent pas pourraient me considérer comme une femme qui frime et qui a rejoint les rangs de l’UMP parce que « c’est dans l’air du temps » ou que « cela fait bien ».
En outre, je tiens à préserver le mystère et la part de rêve de chacun sur la politique. Il m’arrive de solliciter la curiosité de mon interlocuteur, en dévoilant les thèmes que nous abordons dans nos réunions, mais uniquement quand je m’adresse à une oreille attentive, à une personne susceptible de venir un jour travailler avec nous. Je tiens à ce que les propos que nous échangeons entre nous restent les nôtres. L’utilisation du terme de famille politique est révélatrice des enjeux et de l’intensité qui existent au sein de ce clan.
Je crois que si je n’ai pas voulu m’engager plus précocement, c’est en grande partie en raison de la mauvaise réputation de cette activité et des désastres qu’elle peut causer. J’ai toujours été fortement émue et scandalisée par la manière dont la majorité des médias s’autorisent le droit de révéler des détails intimes sur un acteur public pour salir sa personne et le déstabiliser… et j’ai souvent eu la conviction que la violence des attaques était proportionnelle au talent de la personne !
Les humiliations et les critiques personnelles peuvent expliquer le peu d’empressement des individus pour exercer des responsabilités politiques, alors qu’elles en ont les compétences. Voir sa vie privée jetée en pâture invite à la prudence et en décourage plus d’un. C’est pour cela que je parle de vocation lorsque je constate avec admiration que des personnes acceptent, malgré tout les règles du jeu.

J’ai beau savoir que j’ai mis les pieds dans un espace qui, dit-on, est semé d’embûches, cela ne me gêne pas ; car je vois dans la politique une sorte de remède soignant plusieurs maux actuels.

L’action politique sert à modifier des situations injustes et nécessite du courage et de la persévérance. Le pessimisme est un élément omniprésent dans la plupart des idées contemporaines. Or, pour réussir un projet, il est essentiel qu’il soit mené dans un esprit positif et combatif. Sinon, le moindre incident peut décourager une personne d’oser entreprendre et mener des projets.
Vouloir faire de la politique peut se définir comme le désir de voir l’existence du bon coté. L’engagement suppose que dans son for intérieur, le militant a hâte de changer le cours des évènements et croit que cela est possible. Cela exige de sa part un effort pour penser l’avenir de façon optimiste, même s’il sait qu’il faudra se battre pour tout et que rien n’est acquis définitivement.
Alors, c’est évident qu’il affronte les railleries de ceux qui ont renoncé et rendu les armes , en jugeant que cela ne servait à rien d’aller voter et que tous les hommes politiques étaient corrompus. J’ai souvent entendu une expression que je déteste : «  il faut bien que jeunesse se passe ». C’est ridicule de croire qu’en grandissant une personne doive perdre ses idéaux et ne pas conserver une part de rêve, une part d’idéal au fond d’elle.

(…)

L’engagement politique relève de la volonté d’afficher son attachement à certaines valeurs mises en avant par le groupe des militants. Mon adhésion au groupe des Jeunes populaires s’explique par mon attachement pour les idées gaullistes de ce parti. Mais il existe également des motifs liés à la rencontre avec des personnes dont la personnalité m’a plue. En effet, j’ai eu l’occasion de nouer des relations amicales et sincères avec certains militants. Ils ont su attirer mon attention par leur aptitude à donner sans retenue.

Pour mieux comprendre la singularité de l’activité politique, il peut être utile d’expliquer au lecteur que c’est un univers complexe, dont l’esprit mêle la compétition et la solidarité entre ses membres.

Ce que j’ai pu apprécier cette année, c’est la pugnacité et la profonde motivation de certains militants dans leur façon de défendre des projets de loi.
Je crois que j’ai en outre compris que participer à un groupe politique et militer se distingue des autres activités. Cela n’a rien d’un loisir ou d’un passe-temps classique. Les personnes que j’ai rencontrées ressemblent à des individus ordinaires dans la mesure où elles suivent une formation à la faculté ou dans une grande école, ont une famille et des amis. Néanmoins, à l’occasion de certains moments de leur vie, elles vont apparaître comme des êtres doués de certaines qualités révélées lors de leur engagement.

Je me suis souvent demandé s’il existait un profil type d’individus susceptibles de réussir en politique Les médias nous renvoient très souvent le portrait de personnes qui se sont distinguées par leur intelligence scolaire et qui ont donc suivi le parcours de l’homme politique type : la scolarité dans les grandes écoles, l’appartenance à des réseaux fermés et un goût affirmé pour le pouvoir. Cependant, ces clichés m’ont semblé en décalage avec mon expérience et avec ce que j’ai pu observer au sein du groupe. Il existe naturellement une formation spécifique des élites politiques mais la vision qu’on en a est assez réductrice.

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec quelques militants sur leur manière de concevoir le pouvoir. Et, le plus étonnant, c’est qu’il n’y a pas une manière unique d’aborder la politique. Tous s’accordent en revanche sur le rôle important qu’elle occupe dans leur vie. Je partage ce sentiment car j’avoue m’être très vite sentie dépendante d’une certaine ambiance crée au fil des conversations. En effet, les péripéties vécues par les membres du groupe donnent l’occasion de se surpasser.

De plus, certains obstacles obligent à dépenser une grande énergie et c’est toujours le même sentiment qui domine : l’envie de faire du bon travail. Comme dans toute bataille, le hasard a sa part de responsabilité dans une victoire politique. Mais quoi qu’il arrive, les individus sont déterminés à aller jusqu’au bout en utilisant les armes de la démocratie. Cet état d’esprit ressemble à un ciment qui fédère les militants.

(…)

L’inconstance et l’infidélité semblent être une caractéristique de la nature humaine. Qui n’a jamais cherché à profiter de l’éclat et de l’ingéniosité d’une personne pour vivre des moments de plaisir, même si c’est une existence par procuration ? Pourtant, la tentation de laisser tomber cette personne peut être très forte, une fois qu’elle a cessé de briller et de porter les espoirs du groupe.
Ai-je tort de penser que c’est dans ces moments de solitude et de remise en questions de soi que l’on peut réellement tester la force de convictions d’un individu ? L’envie de persévérer motive la personne à se redresser dans le combat politique parce qu’elle sait que ses idées sont meilleures que les autres. De plus, la défaite peut-être due à un concours de circonstances car s’il est un univers ou l’imprévisible est roi, c’est bien l’espace politique.

En effet, la précarité est une composante fondamentale de l’espace politique. Avoir du pouvoir, est-ce simplement le fait d’avoir plus de notoriété que la majorité des citoyens et de posséder un carnet d’adresses bien rempli ? Au-delà du rideau des flashs et des interviews se cache en réalité une vie laborieuse, où la solitude et les doutes accompagnent le responsable politique Choisir de consacrer sa vie pour défendre ses idéaux représente sûrement une décision insolite et courageuse. Plus rien n’est comme avant une fois que l’on devient un acteur public.
Vu de l’extérieur, chacun sent une distance entre ceux qui nous gouvernent et nous. Les élus sont comme parés d’or et de lumière, attirants du fait de leur inaccessibilité. Ils appartiennent à une caste élitiste sur laquelle chacun projète ses fantasmes et ses élucubrations.
Mais au risque de briser un mythe, j’ai pu constater que la magie n’occupait que peu de place dans leur vie. Le labeur y est omniprésent. Et la solitude aussi. On dit que la société est un panier de crabes. La politique ne déroge pas à cette règle. S’engager en politique ressemble à une aventure que l’on entreprend à plusieurs ; mais chacun ignore quand il sera reconnu personnellement.

En outre, militer ne rapporte pas d’argent et il n’existe aucun statut pour celui qui consacre du temps pour faire vivre ses convictions politiques. A la différence du monde professionnel, basé dans la majorité des cas sur la relation contractuelle, aucune règle écrite ne vient protéger et reconnaître les droits et devoirs du militant. La relation repose sur la confiance, l’échange d’idées et la bonne volonté de chacun.
En dépit du caractère précaire et peu tranquille de cette activité, chaque citoyen devrait se faire entendre. En ne militant pas, il laisse les autres décider éternellement pour lui. Or, rendre les armes démocratiques et s’abstenir d’aller voter, c’est agrandir l’espace des partis extrémistes et faire taire la voix de la cohérence politique.
Selon moi, l’optimisme et la foi dans la vie restent un socle essentiel pour avancer au quotidien.


Mercredi 14 mai 2008



Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les Députés,

Aimé Césaire, mort le 17 avril, ne séparait pas son engagement militant du corps à corps qu’il menait avec les images et les mots.
 « Pour comprendre ma politique, disait-il, lisez ma poésie ».
Césaire n’avait qu’un discours.
L’élu parlait le langage de l’artiste.

Ce langage, c’était d’abord celui de la conviction.
Si les poèmes de Césaire, comme ses prises de position politiques, pouvaient saisir, c’est qu’on y rencontrait la force, la pugnacité, parfois la défiance et le cri.
Sa rage servait sa vérité.
« Je suis, disait Césaire, du côté de l’espérance; mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. »

Césaire combattait parce qu’il voulait le meilleur de deux mondes.
Pour son oeuvre, se mêlaient les images de l’Afrique originelle à la langue de Ronsard, de Molière, de Hugo.
Pour tous les Martiniquais, il aspirait au développement et à la double fidélité. Fidélité à l’histoire de cette terre qui était pour lui un « symbole de la vieille France ». Et fidélité au passé douloureux et enchaîné des peuples noirs.
Césaire voulait depuis les années 30 ce que nous avons appris si tardivement à concevoir : des identités fortes, mais ouvertes; affirmées, mais tolérantes; intimes et plurielles à la fois.

Aimé Césaire parlait le langage de la fierté.
Luttant pour les humiliés, il refusait la posture des victimes.
Son indépendance était constante, inflexible. Elle ravivait l’orgueil des siens.

Nous avons besoin de ceux dont la parole et les rêves portent loin.
Aimé Césaire a été pendant des décennies maire de Fort de France et député de la Martinique.

Il a été un grand élu.
Il a été un grand responsable.
Le responsable est celui qui se lève au nom des siens; qui prend la parole quand l’histoire questionne la société; c’est celui qui assume les combats qu’exige la justice.

Quand j’ai eu le privilège de rencontrer Aimé Césaire, en janvier de cette année, j’ai rencontré un homme qui n’avait pas abdiqué ce rôle.
J’ai vu un être raffiné, souriant, âgé sans doute, mais chez qui brûlait toujours une flamme.
Quand il s’agissait de plaider pour son île, cinq mois après de la crise du cyclone Dean, la force de ses textes revenait en lui et donnait des racines à ses colères.

Mesdames et messieurs les députés,

Je voudrais que l’éclairage qu’il a projeté sur notre XXe siècle porte aussi en avant.
Vers les pays d’Afrique, auprès desquels Césaire avait une audience immense : ils ont un avenir de liberté et de progrès à construire en mémoire de lui.
Vers les jeunes qui découvrent les textes de Césaire, pour que le rejet des injustices et des servitudes se grave en eux à travers la fulgurance de ses mots.
Et enfin, vers tous les peuples en quête de dignité afin que leurs revendications s’en trouvent guidées.

En 1934, avec Léopold Sedar SENGHOR et Léon-Gontran DAMAS, Césaire donnait la négritude aux descendants d’esclaves, comme un mot d’ordre, comme un nouveau baptême.
La négritude de Césaire était douloureuse, rebelle, frontale, mais elle était sans haine, sans sectarisme.
Césaire fouillait son identité pour toucher à l’universel.
Il voyait aussi que les identités, de plus en plus, se recouvrent sans s’exclure.

Avec toute la France, la Martinique lui a rendu pour ses obsèques un hommage d’une grandeur et d’une sincérité filiale.
En se rendant sur place, le Président de la République s’est associé à cette ferveur. Par sa présence, c’est toute notre nation qui marquait ainsi sa gratitude à l’égard d’Aimé Césaire.

Aujourd’hui, le sol de l’île renferme sa dépouille, mais le cœur de Césaire continue de battre.
Il bat pour la Martinique.
Il bat pour la France.
Il bat pour les femmes et les hommes du monde qui cherchent les mots de la dignité.
Par ses chants et ses appels, la voix d’Aimé Césaire est ainsi vivante.
Mercredi 30 avril 2008
François FILLON s'est rendu ce 23 avril à la Maison de Solenn, lieu consacré aux adolescents en souffrance. Pour la première fois dans la capitale, une structure hospitalière s'ouvre exclusivement aux problèmes médicaux de l'adolescence - troubles alimentaires, dépression, handicap - et à leur accompagnement.


Située boulevard de Port-Royal, face à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, la Maison de Solenn dépend de l'hôpital Cochin. Inspirée par l'expérience du Professeur Marcel RUFO, elle a été construite grâce à la générosité de nombreux donateurs. Parmi eux, la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Madame Bernadette CHIRAC, qui a parrainé son opération "Pièces jaunes", accueille le Premier ministre à la porte du bâtiment.



Aujourd'hui, 900 000 jeunes présentent des souffrances psychiques, soit 15% des adolescents français. Beaucoup d'entre eux ne peuvent pas ou n'osent pas faire appel à un médecin. Le chef du gouvernement s'engage à ce que d'ici 2010, des structures comparables à celle-ci soient ouvertes dans tous les départements. Elles seront appuyées par des équipes mobiles.




La Maison de Solenn porte le prénom de la fille du journaliste Patrick POIVRE d'ARVOR, morte à l'âge de 19 ans. Elle a été conçue par les architectes Jean-Marc IBOS et Myrto VITART comme un lieu lumineux, ouvrant largement ses deux "bras" et ses baies vitrées sur l'extérieur.


Avec Madame CHIRAC, le Premier ministre parcourt les ateliers dans lesquels les adolescents apprennent à retrouver l'estime et une meilleure image d'eux-mêmes - ici, le maquillage. 

Selon François FILLON, la santé des jeunes est un indice important de la santé des sociétés. Aider les jeunes est une tâche complexe qui passe par des réponses médicales, par la prévention des comportements à risque, mais aussi par une large responsabilisation. La charte de bonne conduite sur l'image du corps signée avec les professionnels de la mode et la proposition de loi pour lutter contre l'incitation à l'anorexie s'inscrivent dans cette démarche.


La table ronde qui réunit le Premier ministre et les adolescents autour du micro est un moment de liberté.
    - Quand vous étiez jeune, vous rêviez de faire quel métier ? demande une jeune fille.
    - Adolescent, j'ai rêvé d'être pilote de course; mais ça commence à être un peu tard pour me reconvertir, répond le Premier ministre. Depuis trente ans, je fais de la politique et je vais continuer à le faire.

    - Est-ce que votre métier vous laisse assez de temps pour vous occuper de vos enfants ? interroge Kevin.
    - Quand j'étais jeune député, au début de ma carrière, c'est vrai que je ne me suis pas assez occupé d'eux. Ils me l'ont reproché. Depuis que je suis Premier ministre, il ne se passe plus une journée sans que je les voie.
 
Lundi 14 janvier 2008
Conformément à ses promesses, le Premier ministre s'est rendu au cours des premiers jours de l'année 2008 dans les Antilles, où il a pu constater les efforts de reconstruction consécutifs au passage du cyclone Dean. Au cours de ce déplacement, François FILLON a visité le centre de recherche de l'INRA en Guadeloupe, où sont menées des expériences pionnières sur les cultures tropicales. Il a également souhaité se rendre le 4 janvier à Pointe-à-Pitre, où l'incendie du bazar chinois de la rue Sadi-Carnot, le  21 décembre 2007, avait fait sept morts. Le chef du gouvernement a profité à cette occasion d'un bain de foule chaleureux. Enfin, François FILLON a eu le privilège de pouvoir s'entretenir avec le grand poète martiniquais Aimé CESAIRE, ancien maire de Fort-de-France. 

Il a prononcé plusieurs discours, notamment : devant les élus locaux en Martinique, devant les acteurs économiques guadeloupéens et à la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe.

Quelques images permettent de vous faire partager les facettes très diverses de ces quelques journées.
undefinedUne prise d'armes a eu lieu à Basse-Terre. Elle a été l'occasion d'un hommage aux troupes françaises.
undefinedundefinedundefinedLa visite du centre de recherche de l'INRA s'effectue en compagnie de la présidente de cet organisme dont le Premier ministre écoute les explications en longeant les champs de canne à sucre.undefined
Monsieur Michel BARNIER, ministre de l'Agriculture, et Monsieur Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, accompagnent le Premier ministre.undefined
A Pointe-à-Pitre, François FILLON s'avance, seul, pour déposer une gerbe sur le seuil du bazar chinois dont l'incendie dramatique a endeuillé les fêtes, faisant sept morts.undefinedLe Premier ministre se fait expliquer le déroulement du drame, et interroge les membres des secours sur la possibilité d'améliorer leurs interventions.
undefinedLe déplacement du Premier ministre dans les rues du chef-lieu de la Guadeloupe est l'occasion d'échanges cordiaux avec les habitants.undefinedundefined
La rencontre du grand poète martiniquais, Aimé Césaire, est un moment fort. L'ancien député-maire de Fort-de-France, 94 ans, fait l'hommage de ses oeuvres au Premier ministre. François FILLON a la joie de lui remettre un exemplaire ancien du Journal de Sablé-sur-Sarthe. Entre 1929 et 1940, la commune dont le chef du gouvernement est l'élu a eu le privilège d'avoir pour maire le premier élu de couleur en métropole, le martiniquais Raphaël ELIZE. L'article offert à Aimé CESAIRE retrace son élection et son action.undefined
par Francois Fillon publié dans : Coup de coeur
Jeudi 20 décembre 2007

undefined C’était lundi dernier, le 17 décembre 2007, à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

En salle d’opération, François Fillon assiste à une opération réalisée par le professeur Francine LECA. Une opération pas comme les autres : une « opération du cœur » à double titre puisque le travail du cardiologue est bénévole.


L’association qui l’offre s’appelle « Mécénat Chirurgie Cardiaque ». Elle se mobilise en faveur des enfants du monde qui naissent avec une malformation cardiaque grave et les prend en charge en assurant le financement de leur opération et leur séjour en France. Le Premier ministre a souhaité soutenir l’action de cette association, en lui faisant réaliser sa carte de voeux pour 2008.

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Il s’est ensuite rendu au Centre des Côtes, aux Loges-en-Josas (78), où sont accueillis les enfants lors de leur convalescence.undefined

Lundi 29 octobre 2007
 
   La nuit est tombée quand les visiteurs franchissent le seuil de l’hôtel Matignon. Beaucoup arrivent à pied, en voisins, de Saint-Germain-des-Prés, où le milieu des lettres français conserve ses habitudes : ce soir, le Premier ministre reçoit les romanciers français et leurs éditeurs. C’est une première dans l’histoire récente, et plus d’une centaine d’auteurs ont accepté avec une certaine curiosité l’invitation de François Fillon. La date du 25 octobre n’a pas été choisie au hasard : c’est celle du Grand Prix du roman de l’Académie française, qui ouvre la saison des prix littéraires. L’occasion d’un hommage au talent et à l’imagination, que le Premier ministre entame avec un sourire : XN8C9574b.jpg
    « Je vous dois un aveu : je n’ai lu aucun des livres de la rentrée littéraire ! C’est la première fois depuis des années, et je préfère le reconnaître avec simplicité : entre les livres et la charge du gouvernement, j’ai dû faire un choix exclusif. Parmi les hommes politiques français, il est de tradition de se prétendre connaisseur, familier des textes : je ne m’y risquerai pas. »

    Le Premier ministre préfère partager avec son auditoire les conclusions plutôt rassurantes de la mission Livre 2010 sur l’avenir de l’imprimé :
    « La dématérialisation progressive ne tue pas la littérature. Un progrès général de la lecture profite aussi bien au livre qu’aux supports électroniques. L’autre bonne nouvelle, c’est que le modèle économique de l’édition française survit bien à ces évolutions. »

    Plus que celle des éditeurs, la situation de la librairie indépendante appelle l’attention du gouvernement :
« Au cœur des villes, les petits libraires effectuent un travail irremplaçable de passeurs, de conseillers. Ils écoutent le lecteur, relaient et éduquent sa curiosité. Ils méritent notre soutien et ils l’obtiendront. »
    Christine Albanel, ministre de la Culture, présente aux côtés du Premier ministre, approuve. Elle s’est prononcée en ce sens au cours du dernier Conseil des ministres. Au passage, François Fillon prend sur le piratage des droits des positions très fermes :
    « A l’heure de la phase numérique, la diffusion clandestine de textes ou de traductions doit être efficacement punie, leur diffusion légale précisément encadrée et protégée. »

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    Peu à peu, le Premier ministre quitte son texte des yeux pour partager ses propres expériences de lecteur : « Le retour en force de la fiction romanesque est aussi celui de la créativité, de l’enthousiasme et du vertige. Je me rappelle la première fois que j’ai ouvert les Mémoires d’Outre-tombe de Chateaubriand : j’ai senti un vent glacé me descendre dans le dos... »
    Pendant quelques minutes, le chef du gouvernement improvise et évoque l’émotion dégagée par une scène des Bienveillantes, de Jonathan Littel.

    Le moment est venu de partager un verre avec les auteurs présents, Nathalie Rheims, Jean d’Ormesson, Philippe Djian, et leurs éditeurs. Le Premier ministre semble trouver un vrai plaisir à leurs conversations, qui se prolongent bien au-delà des habitudes.
 
  
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«
J’aime ce pays où l’on est encore sensible à la force des mots ; ces mots qui nous surprennent  toujours par leur pouvoir. » conclut François Fillon.XN8C9639b.jpg
Vendredi 31 août 2007
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Le premier ministre a reçu hier soir à Matignon l'équipe de France de Rugby pour une rencontre conviviale. Il leur a adressé un chaleureux message d'accueil commençant ainsi : "Au cours des dernières semaines, comme à Marseille, le 18 août dernier, lors du match France - Angleterre, vous avez pu mesurer le soutien des Français. Cette mobilisation chaleureuse, elle va vous accompagner durant les sept prochaines semaines. Grâce à vous et avec vous, le pays va vibrer, s’enthousiasmer et se rassembler. Si je vous reçois ce soir, c’est d’abord pour vous dire que la France se tient à vos côtés. Elle s’y tient en portant en elle les valeurs qui font la singularité du rugby : le courage et le respect, la fierté et l’amour du jeu, mais aussi un esprit de fête". 

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En conclusion, il leur a adressé cet encouragement, au nom de tout le pays : "A vous tous, je souhaite de vivre pleinement et intensément les prochaines semaines. Vous porterez le maillot de la France. Vous l’avez mérité. Et je suis sûr que vous allez le mouiller. Donnez le meilleur de vous-même. Prenez du plaisir. Les Français sont à vos côtés et vous savez qu’ils vous supporteront dans les beaux moments comme dans les plus durs. Rien n’est impossible au coq gaulois. Bonne chance et bonne Coupe du monde".

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Mardi 24 juillet 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Inutile d'attendre les journées du patrimoine pour vous faire découvrir l'Hôtel de Matignon ! Voici quelques clichés du bureau de François Fillon à partager avec vous.   

 

  

 

Deux photos seulement font face au bureau : l'une, sur la cheminée, du Général De Gaulle (la même que François Fillon a fait suivre dans tous les bureaux qu'il a occupés), l'autre, à droite, de Nicolas Sarkozy et François Fillon lors de la campagne présidentielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la fenêtre, le splendide parc. Pour l'anecdote : selon la tradition, chaque chef du Gouvernement y a planté un arbre. Bientôt celui de François Fillon... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le salon du rez-de-chaussé où se tient chaque mercredi à 10 heures (en même temps que le conseil des ministres) la réunion du cabinet.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cour de Matignon (côté rue de Varenne) en travaux en ce moment.

 

Lundi 23 juillet 2007

Cette photographie a été prise par un membre du cabinet du Premier ministre pendant la cérémonie.
Elle illustre la transmission de la mémoire qui, comme l'a rappelé M. François Fillon, doit lier les générations.


C'est dans un même esprit de fidélité et de respect dû aux témoins de notre temps que le Premier ministre accompagne madame Simone Veil jusqu'au monument.

Les gardes républicains témoignent de la solennité avec laquelle la France et son gouvernement s'associent au souvenir douloureux de la rafle de 1942.

Une lumière dure accentue la gravité du moment : au long de la cérémonie, le ciel virera au gris de plomb.
Lundi 16 juillet 2007

Emotion le 14 juillet quand les petits chanteurs à la croix de bois ont entonné le chant des partisans devant la tribune officielle où se trouvaient les représentants des nations européennes pour la première fois rassemblées depuis un demi siècle par un projet politique commun.

Emotion le 14 juillet dans le parc de l’Elysée quand des centaines de françaises et de français victimes de la vie, se pressaient pour une photo,  un mot d’espoir, une fierté partagée.  Les habituels invités de la « garden party » semblaient perdus au milieu de toute cette joie anonyme !

par Francois Fillon publié dans : Coup de coeur

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