Le blog François Fillon

Rentré hier soir d’Israël.

 

Je ne m’y étais pas rendu depuis 1995. Impression de développement, de modernité mais surtout de cohésion et de sérénité même si ces deux qualificatifs doivent être replacés dans le contexte passionnel qui caractérise le moyen orient.

Pour la première fois depuis que je visite Israël, la politique française n’a pas été vilipendée, en tout cas pas devant moi.

Pour la première fois tous mes interlocuteurs, qu’ils soient politiques, universitaires ou hommes d’affaires ont tenu des propos assez proches. L’esprit de Kadima, le nouveau parti de Sharon semble souffler sur Israël. Je ne veux pas dire qu’il n’y a plus de débat politique en Israël ! Personne ne pourrait le croire tant ce pays aime la démocratie parfois jusqu’à sa caricature. Comme la France d’ailleurs.

 

La droite a renoncé à son rêve impossible et illégitime de « grand Israël ». La gauche sait que la paix passe par une politique renforcée de sécurité. Dan Méridor, Nathan Sharansky, Shaoul Mofaz l’actuel ministre de la défense, Ephraïm Sneh, député travailliste ou l’ancien ministre des affaires étrangères, numéro 2 du Likoud, Sylvan Shalom ne nous ont pas dit autre chose. Les retraits opérés des territoires occupés ne sont plus vraiment contestés sauf par les extrêmes. Le processus de paix, la « feuille de route » est acceptée par tout le monde.

 

Plus intéressant encore, la victoire du Hamas aux élections de mercredi dernier, si elle inquiète les Israéliens, n’est pas tout à fait le tremblement de terre que décrivent la plupart des médias. Bien sur les Israéliens auraient préféré voir le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, confirmé et soutenu par une majorité au parlement palestinien. Mais je n’ai pas senti chez mes interlocuteurs une inquiétude réelle quand à la menace « vitale » que le Hamas pourrait faire peser sur Israël. La crainte de la recrudescence des attentats est réelle mais les Israéliens savent qu’aucune campagne d’attentats, aussi meurtriers soient-ils n’affaiblira leur détermination et ne menacera l’existence de leur nation ! En réalité leur vraie crainte est ailleurs. Elle est dans les propos du président Iranien, Mahmoud Ahmadinedjad, qui répète tranquillement depuis plusieurs mois qu’il va rayer Israël de la carte et qui s’en donne les moyens en poursuivant la mise au point d’armes nucléaires de longue portée.

Bien sûr, il est impossible de déconnecter complètement les deux sujets : La menace Iranienne et l’élection du Hamas puisque les liens entre l’Iran et ce mouvement sont établis et qu’ils poursuivent les mêmes objectifs politiques et religieux. Mais Israël se sent suffisamment fort pour contenir le Hamas. Les responsables politiques et militaires Israéliens connaissent d’ailleurs beaucoup mieux qu’ils ne veulent bien le dire ce mouvement puisqu’ils l’ont longtemps soutenu contre le Fatah de Yasser Arafat avant d’engager sous la pression américaine des négociations avec ce dernier.

 

La grande question est donc celle de la « bombe » iranienne.

Je partage l’inquiétude des responsables israéliens sur ce sujet. La prolifération est un danger réel. La possession d’armes nucléaires et de missiles à longue portée par un régime totalitaire dirigé par un homme qui n’hésite pas à nier l’Holocauste et à planifier l’éradication d’Israël est une menace très sérieuse qui ne concerne pas que les pays de la région mais toute la communauté internationale. L’implication de l’Iran dans le terrorisme international, le souvenir des petits martyrs qu’on envoyait à la mort une clé du paradis autour du cou pour "nettoyer" les champs de mines pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak ne permettent pas de prendre ce sujet à la légère.

J’ai ressenti une extrême tension des Israéliens sur cette question et une totale unité de vue.
Ephraïm Sneh, député travailliste, a regretté devant moi l’absence de Sharon qui, selon lui était le seul à avoir le courage nécessaire pour décider d’une action militaire contre le projet nucléaire iranien. Shaoul Mofaz, le ministre de la défense m’a très clairement laissé entendre qu’Israël ne resterait pas immobile face à la montée de ce péril si la communauté internationale n’assumait pas ses responsabilités.

Le monde traverse une période très dangereuse qu’on pourrait comparer à  celle qui a vu la chute de l’Union Soviétique et la réunification de l’Allemagne,  qui aurait pu conduire à une dictature militaire en Russie et à une nouvelle guerre. L’issue n’en sera heureuse que si les Etats-Unis, l’Europe et la Russie parviennent à trouver un langage et une stratégie commune suffisamment crédible pour faire reculer l’Iran. La décision de porter l’affaire devant le conseil de sécurité des Nations Unies est un premier pas. Si elle ne suffit pas à faire réfléchir le régime de Téhéran,  alors il faudra chercher la meilleure riposte à une attitude qui constitue un danger inacceptable pour la paix.

 

L’importance de cette menace éclipse donc dans l’esprit des responsables Israéliens les conséquences de la victoire électorale du Hamas. Ce n’est pas le cas pour les dirigeants du Fatah que j’ai rencontré à Ramallah !

La visite que j’ai faite samedi dernier dans la capitale palestinienne a été un moment très fort de ce voyage.

Bien sur nous n’avons rencontré que les responsables de l’autorité palestinienne, c'est-à-dire ceux qui venaient de perdre. Mais cette visite nous a permis de prendre conscience des conditions dans lesquelles vivent les palestiniens et de leur dépendance totale d’Israël qui explique pour une  part le résultat des élections.

 

Nos interlocuteurs illustraient assez bien les divisions considérables au sein du Fatah et de l’autorité palestinienne.

Le ministre des affaires étrangères, Nassir Al Kidwa, universitaire brillant, a rejeté l’essentiel de la responsabilité de la défaite du Fatah sur les occidentaux et Israël : « L’Amérique vote contre le Hamas, l’Europe vote contre le Hamas, Israël vote contre le Hamas. Donc les palestiniens votent pour le Hamas ! ».  Pas d’examen de conscience, pas de sentiment de culpabilité : « De la corruption, il y en a partout ».

Abbas Zaki, membre fondateur du Fatah fait porter la responsabilité de la défaite sur la nouvelle génération de dirigeants palestiniens qui a perdu de vue les principes qui ont présidé à la création du mouvement. Sa dialectique est très « marxiste ». L’empreinte de l’Union Soviétique aujourd’hui disparue est encore présente chez cet homme âgé qui semble regretter le temps où le monde était plus simple à comprendre !

L’ancien ministre des finances Salam Fayed dont la rumeur prétendait qu’il avait été pressenti par le Hamas pour prendre la tête du nouveau gouvernement, ce qu’il a démenti devant nous, n’hésite pas, lui, à pointer les erreurs du Fatah et la corruption qui est sans doute la principale raison du vote des palestiniens.

Chez tous ces hommes le désarroi de la défaite était d’autant plus perceptible que l’arrivée au pouvoir du Hamas fait sans doute peser sur eux une menace physique qui montre d’ailleurs que l’organisation d’élections libres ne suffit pas à établir une démocratie n’en déplaise à l’administration américaine.

 

Quel va être le sort des femmes palestiniennes ? Quelle éducation vont recevoir les enfants palestiniens? Le Hamas est-il un mouvement nationaliste palestinien ou bien une ramification d’un mouvement islamiste pan arabique ? La confrontation avec le pouvoir transformera-t-elle un mouvement terroriste en force politique démocratique ou du moins en interlocuteur acceptable pour Israël et la communauté internationale ?

Toutes ces questions sont pour le moment sans réponse. La position de la France et de l’Union Européenne, ferme sur les principes et ouverte aux évolutions du nouveau gouvernement palestinien, est sage. Elle doit être exprimée avec force !

Mar 31 jan 2006 12 commentaires
Bonjour Monsieur le Ministre,

Je tiens tout d'abord à vous félciter pour ce blog qui permet un dialogue direct avec nos dirigeants ce qui est assez rare.
En ce qui concerne l'Iran, je partage votre opinion. La crainte des Israeliens est plus que légitime, cet Etat a été directement menacé, le gouvernement Iranien prone la destruction d'Israel.
Si le monde ne veut pas voire naitre un grave conflit, il faut réagir vite et fermement face à l'Iran.
David AMSELLEM - le 31/01/2006 à 19h37
Nul commentaire à faire ni jugement à porter. Seulement vous remercier d'être allé sur place et de rendre compte de ce que vous avez vu et entendu. Beaucoup de journalistes devraient s'inspirer de votre façon de faire. Les faits parlent d'eux mêmes. Chacun est capable de se faire ses convictions, en fonction des faits, sans qu'on les lui dictent.
Un fidèle des Conventions UMP.
BOIS - le 31/01/2006 à 21h45
"Les faits parlent d'eux-mêmes".

Comment ne pas se méfier en effet d’une population qui, comme le rappelle la Charte du grand mouvement de résistance Hamas dans ses articles 22 et 28, a mis sur pied des organisations secrètes aussi subversives et dangereuses que… les Rotary et Lions clubs!

Confirmant d’ailleurs les grandes avancées historiques de ce monument de science de la fin du 19e siècle qu’ont pu être les “Protocoles des Sages de Sion”, qui on le sait reprenaient, pour la police secrète tsariste, les grandes lumières de l’excellent avocat français Maurice Joly.

Sans parler de la confirmation suprême de cet autre sommet de la science historique du siècle dernier, qu’hélas le Hamas omet de citer, à savoir l’incontournable … “Mein Kampf”!

Voir :

Charte du Hamas (1988 – pardon : 1409 de l’Hégire):

ARTICLE VINGT-DEUX Avec leur argent, ils ont mis la main sur les médias du monde entier : presse, maisons d’édition, stations de radio etc… Avec leur argent, ils ont soulevé des révolutions dans plusieurs parties du monde afin de servir leurs intérêts et réaliser leur objectif. Ils sont derrière la Révolution Française, la Révolution Communiste et toutes les révolutions dont nous avons entendu parler. Avec leur argent, ils ont mis sur pied des sociétés secrètes comme les francs-maçons, les clubs Rotary, les Lions et autres dans différentes parties du monde, afin de saboter les sociétés et servir les intérêts sionistes. Avec leur argent, ils sont parvenus à contrôler les pays impérialistes et à les pousser à coloniser nombreux pays pour exploiter leurs ressources et y propager la corruption.

Ils ont été derrière la Première guerre mondiale quand ils ont aboli le Califat islamique, réalisant des gains financiers et contrôlant les ressources. Ils ont obtenu la Déclaration de Balfour, créé la Ligue des Nations pour diriger le monde. Ils ont été derrière la Seconde Guerre Mondiale, à travers laquelle ils ont réalisé des gains financiers énormes en faisant le commerce des armes, et ont ouvert la voie à la création de leur État. Ils ont été les instigateurs de l’abolition de la Ligue des Nations pour la remplacer par les Nations Unies et le Conseil de Sécurité afin de gouverner le monde à travers ces deux Organisations. Il n’existe aucune guerre dans n’importe quelle partie du monde dont ils ne soient les instigateurs.

ARTICLE VINGT-HUIT L’invasion sioniste est vicieuse. Elle ne recule devant aucun moyen et méthode, utilisant tous les moyens vicieux et méprisables pour réaliser son objectif. Elle s’appuie sur les organisations qu’elle a créées, à savoir les francs-maçons, les clubs Lions, le Rotary, pour les opérations d’infiltration et d’espionnage. Toutes ces organisations, secrètes ou non, oeuvrent dans l’intérêt du sionisme et agissent selon ses instructions. Leur objectif est de saper notre société, de détruire les valeurs, de corrompre les consciences, et d’annihiler l’islam. Ces sociétés secrètes ou non sont derrière la vente de drogue et l’alcoolisme, afin de faciliter leur expansion.

ARTICLE TRENTE-DEUX Le sionisme mondial et les puissances impérialistes tentent, à travers des plans bien établis et une stratégie intelligente, d’éliminer un État arabe après l’autre du cercle de la lutte contre le sionisme pour qu’en fin de compte, il ne reste plus que les Palestiniens à combattre. L’Égypte a été éliminée à travers les accords traîtres de Camp David. Ils essayent d’attirer d’autres pays arabes de la même manière. Le Mouvement de la Résistance Islamique appelle les nations arabes et islamiques à adopter une politique sérieuse et à persévérer dans leur action afin d’empêcher l’application du plan horrible de les éloigner du cercle de la lutte contre le sionisme. Aujourd’hui c’est la Palestine, demain cela pourrait être un autre pays arabe. Le plan sioniste n’a pas de limites. Après la Palestine, les sionistes veulent accaparer la terre, du Nil à l’Euphrate. Quand ils auront digéré la région conquise, ils aspireront à d’autres conquêtes. Leur plan est contenu dans “Le Protocole des Sages de Sion”. Leur conduite actuelle est la preuve de ce que nous avançons.

http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/charteham.htm
jc durbant - le 31/01/2006 à 23h26
Monsieur Fillon, bonjour. J'ai découvert votre bloc ce we, et j'attendais avec une certaine curiosité ce "compte rendu" objectif de votre séjour au proche-orient.
Je trouve cette idée de communication de votre part, rafraîchissante et intéressante.
Ainsi, nous allons vous découvrir autrement qu'à la télévision, journaux ou radio...
Bien que nous soyons tous inquiets de ce fachisme vert qui tend à faire tant d'émules de part le monde, semant la terreur, l'obscurantisme, la mort... il me semble qu'à la lecture de votre propos trouver un certain espoir de lendemains meilleurs.
Espérons que le Hamas élu démocratiquement reconsidère sa honteuse "charte" et n'impose pas la Charia à tous les palestinien(ne)s... Enfin, les millions d'Euros versés chaque année par les contribuables européens et qui permettent à la Palestine de survivre devraient être reconsidérés si le Hamas persiste dans sa négation de l'existence de l'Etat d'Israël... revendique/applique et continue d'endoctriner des enfants de ses thèses islamiques et xénophobes et terroristes.
Quant à l'Iran, nous revoilà revenu à l'époque de l'ayatollah Khomeiny... Comment empêcher l'Iran de disposer de l'arme nucléaire... ? Quels sont les moyens diplomatiques ou coercitifs de l'Europe ?
Et que pensent les autres pays Arabes de la position Iranienne envers Israël et de ses futurs ogives nucléaires ?

Enfin, la démocratie, les élections "libres" montrent une fois de plus que des citoyens peuvent élire des partis fachistes, des intégristes religieux, dictateurs, dangereux pour eux-mêmes mais également pour toute la planète...
Cordialement.
Aurélie - le 01/02/2006 à 02h21
Le conseil de sécurité des Nations-Unies peut decider de sanctions contre l'Iran en cas de refus de ce pays de respecter ses engagements internationaux. Ces sanctions peuvent aller d'un blocus ciblé sur certaines importations comme les produits pétroliers rafinés jusqu'au blocus économique total.

Je ne crois pas que les pays arabes voient d'un oeil favorable l'accession de l'Iran au rang de puissance nucléaire. Cette accession crée un déséquilibre dangereux pour toute la région.

Votre remarque sur la distinction qu'il convient de faire entre l'organisation d'élections libres et l'établissement de la démocratie est tout à fait justifiée.

C'est d'ailleurs l'une des divergences essentielles que nous avons avec les Etats-Unis sur la gestion de la crise Iranienne.
François Fillon
Bonjour,

Votre analyse et les propos que vous rapportez sont très intéressants. J'ignorais l'existence de votre blog. Je vous encourage à le poursuivre. Je signale au passage que M. Raffarin a depuis peu le sien : http://www.carnetjpr.com/carnetjpr/

Bonne fin de semaine,
Emmanuel - le 02/02/2006 à 20h40
Bonjour M. Fillon! Je suis ravi d'avoir découvert votre blog. Votre analyse de la situation au Proche-Orient est très intéressante. J'ai juste une objection quant à votre critique des Etats-Unis: la divergence euro-américaine au sujet de l'Iran n'a-t-elle pas montré avec éclat combien les méthodes douces de l'Europe sont inefficace face à un régime totalitaire islamiste? Et pourquoi s'en prendre aux Américains pour avoir poussé à des élections libres dans cette région? Malgré la victoire du Hamas, je ne peux regretter que les Palestiniens aient eu l'opportunité de s'exprimer librement. Au moins maintenant le monde entier voit à qui on a affaire...
Je pense qu'il est temps de surmonter les désaccords passés entre Américains et Européens pour s'unir autour de la promotion de nos valeurs communes démocratiques qui sont aussi les seules susceptible d'apporter la paix dans cette région.
Dimitri - le 03/02/2006 à 18h26
Mr Le Sénateur,

Tout d'abord je tiens à vous felliciter pour votre blog : j'apprécie votre ton et surtout le soin que vous prenez à répondre aux questions de vos lecteurs.

J'aimerai d'ailleurs vous faire une remarque et vous poser une question.

- Vous dites : "Les responsables politiques et militaires Israéliens connaissent d’ailleurs beaucoup mieux qu’ils ne veulent bien le dire ce mouvement puisqu’ils l’ont longtemps soutenu contre le Fatah de Yasser Arafat avant d’engager sous la pression américaine des négociations avec ce dernier."
Je tiens à faire remarquer qu'Israel n'a jamais soutenu le Hamas en tant qu'organisation. Il a certes été démontrer qu'Israel, lors des premier pas de l'OLP (qui était alors une organisation terroriste qui pronait la destruction de l'Etat juif), a soutenu les mouvances religieuses des Territoires.
Ces mouvances bénéficiait d'aide de la part d'Israel pour la construction de Mosqué par exemple. Cependant elles n'étaient absolument pas structurées en organisation vouée à la préparation d'attaques meurtrières contre des civils israéliens.
Israel n'a donc jamais financé le Hamas en tant qu'organisation terroriste. Je trouve dommage que vous passiez un peu rapidement sur ce point.

- Ensuite j'aimerai vous poser une question.
En conclusion de votre article vous considérer l'attitude de la France face à l'élection du Hamas, comme "sage".
Le Président américain, lors du discours de l'Union (qui je pense ne vous a pas échappé) a exigé du Hamas certaines conditions CUMULATIVES pour être soutenu - notamment financièrement - par son pays :
- la reconnaissance de l'Etat d'Israel
- l'abandon du terrorisme et plus généralement de la violence
- le dépot des armes par l'organisation
- une attitude tournée vers une paix durable

Les Européens comme la France semble tergiverser. Nous hésitons à conditionner l'aide massive que nous fournissons à l'Autorité Palestinienne.

Donc de votre stricte point de vue :
Quelles devraient être les conditions - auxquelles le Hamas s'astreindre - pour que l'AP conserve les aides des la France et de l'UE ???
Quelle serait selon vous la réaction à adopter en cas de refus du Hamas de se conformer aux exigences minimales de la communauté internationale : fermeté ou dialogue ???

C'est en effet le refus de toute condition qui semble être la réponse du Hamas : ses portes paroles ont récemment demandé à être jugé sur leurs actes...

Merci d'avance

Nathan
Ifergan Nathan - le 04/02/2006 à 02h22

Concernant le Hamas, je n’ai pas dit autre chose ! Israël a soutenu ce mouvement à une époque ou il n’était pas considéré comme un mouvement terroriste. Ce soutien qui m’a été confirmé par des sources israéliennes très fiables n’était pas tout à fait désintéressé. Il visait à organiser la résistance au Fatah qui était alors l’ennemi total d’Israël. Si je l’évoque, c’est pour deux raisons :

1/ Israël a sans doute encore quelques contacts avec des membres du Hamas qui pourraient peut être permettre de réamorcer le dialogue.

2 / Si les rôles peuvent ainsi s’inverser, on peut espérer que le Hamas pourra faire le même chemin politique que le Fatah et entrer dans une démarche de paix.

Ce ne sont évidemment que des supputations ou plutôt des espoirs que je formule.

 

Les conditions mises par la France et l’Union Européenne à la poursuite de l’aide financière aux territoires palestiniens sont claires :

1/ La reconnaissance de l’Etat d’Israël.

2/ La renonciation à la violence

3/ Le respect des accords internationaux et en particulier du plan de paix connu sous le nom de la feuille de route.

 

François Fillon
Ecouté monsieur Fillon excusez moi mais est-ce que la France possède la bombe nucléaire? Avons nous des centrales atomiques?
Vrai?
Bien.
Donc les iraniens n'ont ni bombe, ni centrales, ni rien en fait. Normal cest un pauvre pays.
Maintenant, supposons qu'il en possède une qu'est-ce que ca change? Vous avez peur? Mdr!
Vous me faite rire!! Je ne vois pas pourquoi on peu se permettre de posséder la plus grande connerie possible et imaginable(alias la bombe atomique) et qu'on ne la partage mm pas avec les autres! Si l'iran ni a pas droit alors nous non plus c'est bien dans les principes de la démocratie(soyons égaux en droits et en devoir) n'est-ce pas?
Tout ca pour dire que si les Iranniens veulent se mettre à l'énergie atomique et bien ca peu améliorer le pays et on aura tellement les boules que ca ferai du bien a tt les monde de voir qu'on ne maîtrise pas tt et qu'on est pas les maîtres du monde!!
mdr mdr j'me marre!! - le 07/02/2006 à 17h54
1 - Personne ne denie aux Iraniens le droit de se doter de centrale nucléaire.
2 - Les Iraniens ont signé le traité de non prolifération qui leur interdit de posséder des armes nucléaires.
3 - La France, contrairement à l'Iran, ne veut rayer aucun pays de la carte du monde!
François Fillon
Je crois que la réponse de Mr Fillon veut tout dire...encore bravo pour cette analyse pertinente de la situation!
Amsellem - le 07/02/2006 à 19h32

excusez moi mr le ministre, mais vous transposez les rôles.


* vous présentez israel comme une victime, alors que c'est elle le coupable. je vous pose une question, qui tue des innocents chaque jours? c'esi israel? qui détient la bombe nucléaire? c'est israel. qui n'a pas signé le traité de non proliferation nucléaire? c'est israel. qui n'a jamais appliqué les décisions de l'ONU? c'est israel.


* si l'iran menace israel de paroles, israel ne parle pas, mais tue des innocents


* vous condamnez hamas parce qu'elle défend son pays, sachant que c'est israel l'intru et non pas palestine et vous soutenez israel alors c'est l'armée israelienne qui tue chaque jour des innocents


* si on suppose que le programme nucléaire iranien est militaire, je pense qu'il a le droit de se protéger contre israel


* les puissances mondiales ont le droit de posséder la technologie nucléaire mais les povres non, tout simplement, parce que les puissants veulent rester les plus puissant et obliger les pays povres à en rester pour toujours.


* et puis , le traité de non proliferation nucléaire donne aux pays le droit à la technologie pacifique, et jusqu'a maintenant, ni le troika européen ni les USA, ne peuvent prouver que l'iran cherche à se doter de l'arme nucléaire, au contraire, l'iran était très cooperatif jusqu'à ce que l'IEA ne décide detransmettre le dossier à l'ONU, et malgré cela, il respecte toujours le traité de non proliferation.


* une dernière chose l'UE et les USA ont perdu tte crédibilité après le fiasco de l'irak, et maintenant ce sont les mêmes hypothèses et les mêms raisons abordées pour l'irak sont aussi abordées pour l'iran


 


 

younes karrache - le 14/03/2006 à 14h53