Le blog François Fillon

    Lundi 31 mars. Le temps neigeux qui a retardé le départ se lève lentement sur l’Aube. François FILLON aborde aujourd'hui un sujet qui lui tient à cœur, la ruralité. Madame Christine ALBANEL, ministre de la Culture, et Monsieur Hubert FALCO, secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, l’accompagnent. Leur présence signale la richesse du sujet : le Premier ministre refuse qu’on ramène les campagnes à une image figée :   

    « La ruralité, c’est cette société où se rencontrent l’exploitant agricole, le vétérinaire, l’élu local, mais aussi des artistes, des retraités, des résidents étrangers, des patrons de PME… Je ne crois pas que ceux que je croise ce matin répondent aux stéréotypes usés du passé ! »

    François FILLON commence sa visite par la fromagerie d’Armance, à Auxon. Dans cette PME dynamique, Madame Anne SALHI-FOL et ses 22 employés produisent un fromage AOC, le chaource. La propriétaire tient à ses visiteurs un discours courageux et optimiste : même les petites PME peuvent exporter, affirme-t-elle. C’est même une des conditions de leur développement. Ici, 25% de la production part à travers le monde, jusqu’au Japon. Le petit cortège se glisse entre les étagères où les fromages s’affinent, puis sort de la chaîne de production. Dans la cour souffle un petit vent froid. C’est l’heure de partager un café.

    «  Quand je pense au développement agricole, commente François FILLON, je pense d’abord à une politique d’excellence qui fasse reconnaître ce que l’agriculture française a d’irremplaçable par sa variété, par son expérience, par son exigence. Nos labels vont dans ce sens. Moi j’ai toujours pensé que l’affinage d’un fromage comme le chaource relevait d’un art de vivre : le bon produit, c’est celui qui apporte autant de bonheur à produire qu’à consommer. »

    Les vallons de l’Aube conduisent ensuite le Premier ministre au GAEC de la chapelle Saint-Joseph, sur la commune de Villeneuve-au-Chemin. François FILLON écoute successivement le maire, le président de la FDSEA et les producteurs. Un thème revient régulièrement, celui de la sécurité sanitaire. La fièvre catarrhale occasionne un préjudice important aux éleveurs de moutons, et bloque les exportations de jeunes bovins vers l’Italie. François FILLON annonce que des aides complémentaires de 6 millions d’euros vont accompagner la campagne de vaccination entreprise. M. Yvon FAILLOT et M. Christian CLERIN précèdent avec fierté le Premier ministre dans leur bergerie. Dans les parcs à moutons, des jeunes isolent les animaux pour les présenter un par un au vétérinaire. Celui-ci procède à l’injection du vaccin, tandis que les visiteurs reçoivent les explications de docteur GUILLAUME, directrice des services vétérinaires de l’Aube.

    « Nos exportations vers l’Italie doivent pouvoir reprendre, insiste François FILLON. L’agriculture nous apporte 9 milliards d’euros d’excédent commercial par an. Nous sommes les seconds exportateurs mondiaux de produits alimentaires. Cette place est jalousée, et c’est normal ; mais nous nous battons pour elle ! »
     
    Fin de la visite à Ervy-le-Châtel, petite commune dont la population tout entière semble s’être rassemblée pour accueillir le chef du Gouvernement. François FILLON est rejoint par Monsieur Michel BARNIER, ministre de l’Agriculture, et par Monsieur François BAROIN, maire de Troyes. Tous traversent à grands pas le marché, dans une ambiance vivante, pour un tour rapide des points de vue du village. Le Premier ministre salue le maire de la ville, Monsieur Roger BATAILLE, qui est parvenu à doter Ervy-le-Châtel d’une médiathèque moderne.
   
« Le financement d’un tel projet n’est pas simple pour une commune de la taille d’Ervy ; mais la visite du bâtiment montre bien qu’en combinant intelligemment les concours des collectivités rurales avec ceux de l’Etat – et le bénévolat ! rien ne serait possible sans le bénévolat – une commune de taille modeste peut présenter une offre culturelle solide ».    

La question, très attendue, de la proximité des services publics est une de celles sur lesquelles François FILLON est le plus clair :

    « Je veux un redéploiement des services publics en milieu rural, mais ce redéploiement ne doit pas accabler les zones les plus fragiles, les plus éprouvées ! Les services de l’Etat devront prendre les plus grandes précautions pour ne pas imposer à ces zones un cumul d’épreuves injuste ».   
   
Le discours que le Premier ministre prononce à l’étage de la médiathèque, dans la petite salle bondée, confirme les espoirs que le XXIe siècle ouvre aux campagnes françaises. Zones diversifiées où s’installent à nouveau les habitants, mais aussi des activités de production modernes, elles sont redevenues des secteurs attrayants de l’espace français :
   
« Les zones rurales sont en train de mettre au point un nouveau contrat national. Elles répondent à la question de savoir ce que les Français se doivent les uns aux autres. Qu’est-ce que les agriculteurs doivent au reste de la population, en termes d’alimentation, de sécurité, de responsabilité écologique ? Que devons-nous aux agriculteurs, pour les services collectifs qu’ils nous rendent ? »

    Le défi, observe François FILLON, c’est d’offrir des paysages préservés, de défendre les traditions, d’accueillir le tourisme vert, mais de garantir aussi les services et les commodités des villes : Internet haut débit, logement plus disponible et plus confortable, dispositifs énergétiques économes… Bel appel à l’imagination des maires de petites communes, auxquels le Premier ministre rend pour finir un hommage signalé :

    « Ce qui permet au monde rural d’encaisser la force des changements et la rapidité des mutations de notre société, c’est d’abord la qualité exceptionnelle de sa vie démocratique. Une mairie rurale, à petite échelle, c’est un véritable concentré de démocratie agissante. Ce sont des hommes et des femmes qui s’impliquent passionnément dans la vie de leur commune, sans en attendre d’autre profit personnel que la reconnaissance de leurs concitoyens. C’est à cette démocratie rurale que nous devons le visage neuf de la France : une France qui a cours des dernières années s’est rééquipée, réaménagée, rénovée ! »
   
   
Ven 11 avr 2008 7 commentaires
A l'attention de Francais Fillon.
Je suis satisfait de vous avoir toujours soutenu parmi mes amis. Vu mon esprit critique, ma voix claire, et mon attachement a la verite, je dois dire haut et fort que vous etes un modele pour nos futurs politiques. Les faits (exemples), riens que les faits. Merci.
Joel Lebrun
joel - le 11/04/2008 à 19h19

+1 _ SOYEZ(RESTEZ) FERME_ GIGN COMMANDO BRAVO

+1 (COMMENTAIRE n°1) . simple quidam je suis fier qu'un homme comme vous soit au gouvernement ! et le reste !
je pense déjà aux presidentielles, afin de  récolter le fruit de ce  labeur !
La ruralité oui les maires ont bien du mérite !dès que je peux je rentre dans ma campagne Bretonne.

pour ma part j'aimerais: moins de laisser faire concernant  les dealers (cannabis etc )!

la Tarification à l’Activité est une grave erreur de gestion des établissements de Santé. il semble que vous ne demandiez pas ce qu'en pense les gens du terrain ...!
si vous saviez : c'est une honte ! même si vous étiez hospitalisé vous ne vous en rendriez pas compte ...Enfin bon ça doit etre le business.un petit (tres petit) exemple: on garde un patient intubé 12 heures de plus, ça cote bien niveau K...maintenant si tout le monde le sait et s'en moque...(ben ça me dégoute de la politique autant jeter l'argent par les fenetres)
Le regroupement des hopitaux est une bonne chose alors de grace ne laissez pas des plateaux techniques s'installer   s'eparpiller !et ecoutez moins les professeurs et médecins la veritée sort souvent de la bouche des soignants (de base).

la carte famille mono parentale ?! franchement n'importe quoi ! quand on voit le nombre de femme ayant accouché, se déclarer en femme "isolée" afin de "toucher" les prestations sociales : ça va être beau !

on peut etre fier du GIGN, COMMANDOS, et ceux qui "organisent" la logistique , fier aussi du gouvernement qui souhaite faire le ménage sur les mers !

jm - le 12/04/2008 à 08h58
Nous avons des domaines d'excellences sur d'innombrables marchés, autant sur l'agroalimentaires, place jalousée comme vous le dites, mais aussi et autant sur la recherche l'Industrie. Cependant, il faudra un jour, voir dès demain, commencer à savoir vendre...! et principalement à l'export.
Pour cela il vaut une énergie collective, ordonnée, et objective de la part du Gouvernement, et de l'autre des Patrons des PME qui suivront la lignée tracée... (et qui l'attendent)
J'avoue que cette Gauche d'aujourd'hui est trop fleur bleue et ne correspond plus à la réalité de la compétitivité mondiale.
Il faut que la France sorte ses dents longues car elle en a non seulement les moyens mais surtout le savoir faire !

Cordialem
MB - le 12/04/2008 à 18h54
Monsieur le Premier Ministre, vous faites les questions et les réponses : " Qu’est-ce qui au fond permet au monde rural d’encaisser la force des changements et la rapidité des mutations de notre société ? Je crois que c’est d’abord la qualité exceptionnelle de sa vie démocratique. " Il convient de rappeler que nous sortons à peine d'élections municipales qui ont été ravageuses pour la représentativité des idées et des projets dans nos villages. Vous parlez de "modernité rurale". Mais est-il moderne que 90% des conseils municipaux n'hébergent aucune opposition ? Est-il moderne qu'un système majoritaire plurinominal n'élise quasiment que des listes entières ? Nos villages sont dynamiques, nos villages sont aptes à prolonger le débat sur leur avenir au-delà des élections. Mais il faudrait pour cela que nos oppositions ne soient pas privées de sièges dans les conseils municipaux, par un système qu'on appelle par le joli nom de panachage, mais qui en réalité ne panache rien du tout. Monsieur le Premier Ministre, demandez donc à votre Ministre de l'Intérieur de vous dire combien de listes ont fait 30%, 40%, voire 49% des voix et n'ont aucun siège. Je vais vous dire sa réponse : elle n'en sait rien ! Elle ne le sait pas parce que le système n'a pas prévu de lui donner l'information. Mr le Premier Ministre, vous voulez aider nos campagnes ? Alors commencez par leur proposer le même système électif que pour les grandes villes : Un scrutin de liste avec représentation proportionnelle et prime au vainqueur. Comme le demande l'Association des Maires Ruraux de France ! Comme le demandent toutes ces têtes de listes qui sont exclues de conseil municipal pour avoir osé monter une liste d'opposition ! Démocratie rurale ? Modernité rurale ? Chiche ! Généralisez le scrutin de liste ! Nous, les ruraux, sommes aussi des adultes !
Jean-Christophe Babinet - le 14/04/2008 à 15h00

j'ai parcouru partiellement le rapport Larcher(il y a beaucoup à dire) ...je reviens sur la tarification:
 le secteur publique ou privé: biensur que le secteur privé est attrayant pour un praticien !
Faire du chiffre? la clinique s'enrichi, le praticien aussi( la participation aux bénéfices) ! ...alors comment faire du chiffre...a votre avis...??je vous ai déja ecrit un post dans le meme sens , on pourrait aussi parler des echanges de patients !de la mobilité inter service et categories de prise en charge...
bon maintenant si "l'etat" rembourse des soins,  qui en plus profitent financièrement a des "organismes" privés etrangers...(c'est le pompom!)

trop absorbé par  la campagne municipale je n'ai pas pris le temps de m'inscrire comme candidat à l'ordre infirmier.et avoir du "poids"quant à la reflexion du systeme de santé ?  il n'est pas evident que cet ordre ait le moindre poids(idées) sur la politique de santé mais bon...
* peu de collègues inscrits comme candidat ...ce qui fait que tous les candidats seront elus !??

jm - le 15/04/2008 à 11h39
Il y a un truc que je ne comprends pas. On nous dit que le baril a augmenté à 114 dollars, alors c'est normal que le prix du litre de gasoil francisse les 1,29 euros.

Mais on oublie également que l'euro vaut maintenant 1,59 dollars alors qu'avant l'envolée du baril, il valait 1,18.

Quand on regarde le prix du baril en euros, on est parti de 35 dollars le baril soit à l'époque 33 euros et maintenant on est à 114/1,59 soit 70 euros le baril.

Il ne faut donc pas exagérer. Et je crois que là encore les pétroliers et les générateurs de taxes profitent de l'impact psychologique de l'augmentation virtuelle du dollar pour nous faire avaler les augmentations à la pompe, car dès que le dollar baisse, le marché rééquilibre le prix du baril en dollars selon l'offre et la demande.

Pas très juste. On nous assène le marché au nom de la globalisation mais on laisse des situations de monopole nous écraser finalement.
Gilles - le 16/04/2008 à 09h27
« La ruralité, c’est cette société où se rencontrent l’exploitant agricole, le vétérinaire, l’élu local, mais aussi des artistes, des retraités, des résidents étrangers, des patrons de PME… Je ne crois pas que ceux que je croise ce matin répondent aux stéréotypes usés du passé ! »

Les citadins devraient en prendre de la graine (pour faire de bons poulets entre autre). Ce mélange est une richesse et tend à disparaître arrivé à un niveau de modernité.

Signé : Un mayennais-sarthois (eleve sabolien) et maintenant parisien.
anok - le 12/06/2008 à 23h01