Le blog François Fillon




La valse des présidents d’entreprises publiques déclenchées par le départ de Noël Forgeard d’EADS illustre l’un des maux dont souffre notre démocratie : Le manque de transparence. Pourquoi nommer telle ou tel à la tête d’une grande entreprise publique ? En raison de ses compétences ? De son appartenance à un grand corps de l’État ? De son réseau de relations ?

Je ne mets pas en cause les personnalités qui viennent d’être choisies pour présider aux destinées d’EADS, de la SNCF et de la RATP, mais je conteste la procédure qui nous fait découvrir un dimanche après midi à la faveur d’une dépêche d’agence que trois des plus grandes entreprises françaises ont changé de dirigeant. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons proposé que ces nominations fassent l’objet d’une audition publique devant une commission parlementaire. Chacun pourrait alors juger des compétences et des motivations des candidats à ses lourdes responsabilités.



Mar 4 jui 2006 17 commentaires
Je ne comprends pas votre étonnement.

Ce n'est pas la première fois que nous assistons à ce genre de nominations.

Les postes de dirigeants d'entreprise publiques de même que les postes de directeurs d'Administration Centrale ont été , sont et seront encore bien longtemps des placards dorés pour recaser des membres de cabinet ministériel ou des élus recalés lors des scrutins.

Les gouvernements auxquels vous avez participé n'ont pas échappé à ces pratiques de "copinage". Désolée de vous rappeler à l'ordre.
boidec - le 04/07/2006 à 14h42
Et alors! Il faut persevérer dans l'erreur!
François Fillon

Monsieur le ministre, je partage votre point de vue concernant SNCF et RATP. je doute que déshabiller Paul pour habiller Jean soit approprié pour traiter le pb EADS.


Je doute aussi que Renaul ait intérêt - sans même parler des moyens - de s'intéresser  à GM...





Le coq s’est dressé ! Cocorico : le pachyderme américain s’appète à se faire croquer par le nain de Billancourt. Astérix terrassant les romains, David liquidant Goliath. Les métaphores les plus rabâchées pour célébrer ce qui échappe à toute logique, le probable rapprochement Renault – General Motors


 


 


Soit Mr Ghosn est un homme providentiel à l’étroit à Billancourt et on comprendrait que GM lui fasse un pont d’or pour rejoindre Detroit, soit c’est GM qui désespère d’être à la remorque de Renault et là on peine à comprendre ce que ce dernier aurait à y gagner.


 


 


Le 9 février le président de Renault annonçait un plan d’urgence pour requinquer la firme au losange. Nous ironisions sur « la montagne qui avait accouché d’une souris ». En fait c’était d’un éléphant. GM fruit des amours Renault Nissan : on espère qu’une IVG viendra avant terme interrompre une gestation qui ne flatte que la démesure d’ego hypertrophiés.


 



 

Candide - le 04/07/2006 à 14h48
Oui de qui vient la suggestion à votre avis ? Du Président lui-même, de son Premier Ministre  ou du Ministre de l'Economie ? A moins qu'un conseiller occulte n'ait son mot à dire...Il faut effectivement modifier ces pratiques anciennes, même si les personnes nommées ne sont pas en cause. 
Christian BOIS - le 04/07/2006 à 15h01

Une audition devant le parlement paraît le minimum!!

Sylviane - le 04/07/2006 à 15h22
Vous vous exprimez comme si tout cela vous chagrinait et dans la foulée, vous ne manquez pas de dire que Sarkozy aurait fait autrement. Je vous soutiens mais là je ne comprend pas cette dualité à vouloir rester au gouvernement tout en émettant un avis contraire sur de nombreux sujets. Ce gouvernement a besoin de toutes els énergies pour réussir à moins que vous ne vouliez pas qu'ils réussissent...
MERENGUE - le 04/07/2006 à 18h53
Non Sarkozy n'aurait sans doute pas fait autrement mais il propose de soumettre au vote des français à l'occasion des élections présidentielles une réforme institutionelle qui permettrait de doter le parlement de pouvoir de contrôle qu'il ne possède pas aujourd'hui. Nous ne gagnerons certainement pas en proposant à nos concitoyens la continuité. Nous avons aussi le droit de proposer deschangements profonds même si nous assumons le passé et le présent.
François Fillon

Vraiment rien a redire au commentaire.


En effet , on fait une valse des tetes sans que la marche des entreprises ne semble en devoir être perturbée.


A se demander si les tetes en question étaient :


1- au courant,


2- pas indispensable puisqu'interchangeable le temps d'un week-end.


A c'est sur que la sncf, la ratp et EADS c'est pas la présidence de France Television; Les budgets sont NETTEMENT plus faibles et demandent largement les mutilples auditions aupres du CSA.


Et puis c'est tellement pratique ainsi de mettre en veille les decisions pour cause de changement de direction .

Eric - le 04/07/2006 à 19h16

Vous écrivez :


" Chacun pourrait alors juger des compétences et des motivations des candidats à ses lourdes responsabilités."


"Nous avons aussi le droit de proposer des changements profonds même si nous assumons le passé et le présent."


 


Alors compétence des candidats: comment se fait il qu'aujourd'hui l'argument de la taille de GDF soit retenu pour pousser a la fusion avec GDF quand cette taille était identique en 2004, lorsque le ministre de l'économie et de l'industrie, messieurs Sarkosy et Devedjian , sont venus devant le parlement avec un texte enterinant une participation minimale de 70% ?


 


Respnsabilités : comment se fait-il qu'en juillet 2005, le Président de GDF, Monsieur Cirelli , ancien directeur de cabinet ministériel, ait publié un communiqué au lendemain de l'ouverture du capital de la reussite d'une opération permettant le developpement AUTONOME de l'entreprise ?


Nicolas Sarkosy a fait voter une loi EDF GDF qui garantissait 70% minimum de capital de l'Etat MAIS AUSSI le maintien pour l'ensemble des personnels EDF et GDF, présents et aussi futur du regime special des retraites ( à 55 ans aavec 75% du salaires des 6 derniers mois). Comme réformatieur du regime des retraite du regime général, vous saurez nous exprimer votre sentiment sur ce deux poids deux mesures.


On a appris, avec émotion, que les syndicats de Suez étaient favorables à la fusion avec GDF. Il y a vait le syndicat des cadres , certainement emballé par la plus-value de leur stock-options depuis l'annonce du projet (+25%) mais les autres aussi.


Thierry Breton vient de nous donner indirectement une explication : le statut de GDF s'appliquera au salariés de Suez .


Donc les SALARIES DU PRIVE, qui ne font pas greve a tout bout de champ, qui cotisent pour 42 ans et plus avec 25 années de salaires en référence et se font flouer dans leur regime de retraite par une soulte qui n'est toujours pas integralement versée alors que son montant de 7 milliards tenait ce versement comme donnée de base.


Cela était déjà valable pour EDF GDF, cela continue avec la RATP, la POSTE , la SNCF et maintenant apres une augmentation de capital (pour un developpement autonome (communique de monsieur Cirelli en juillet 2005), il faudrait  assurer des regimes de retraites pour des personnels par la sacro-sainte volonté d'un ETAT qui dit assumer mais ne vient jamais expliquer ses erreurs..


C'est ca le travail au mérite ? le deux poids deux mesures d'un candidat de la France d'après? On entend pas bien, le président s'exprimer devant les millions de salariés du privé.


Le candidat peut il expliquer une décision qui fur la sienne et a propos de laquelle , il a repeté en continu qu'elle était courageurse ?


On a fait appel public a l'epargne sur des hypothèses de developpement autonome et 6 mois plus tard on explique de le dit developpement ne passe plus que par une fusion.


La TRANSPARENCE et la CONSTANCE dans la COHERENCE. Voilà pourquoi le 4-21 pointe encore son nez a l'horizon.


"Expliquer aux francais" n'est ce pas le leitmotiv depuis 4 ans . Comment traduire une telle illustration ?


Le jour meme de l'annonce d'une charte des bonnes recommendations pour une information garantie les jours de greve , la journée sera bien remplie.


 


Eric - le 04/07/2006 à 20h49

Excusez moi d'être direct mais si vous aviez dirigé une entreprise vous sauriez que votre proposition est totalement irréaliste et dangereuse .


Il y a une  situation de crise à la tête d'une entreprise , le conseil d'administration traite le probléme au plus vite pour éviter que les intérêts de l'entreprise ne soient mis en danger .Ceci est incompatible avec une quelconque concertation  en dehors du conseil d'administration . N'oubliez jamais que l'entrepirse n'est pas démocratique c'est d'abord une communauté d'actionnaires qui a pris des risques et qui gérent au mieux ces risques . Ceci doit aussi être valable pour l'éat quand il est actionnaire .


Enfin la transparence poussée à l'extrême cela s'appelle la dictature notamment quand le voisin voit à l'intérieur de chez vous .


Je suis trés décu par votre proposition elle pourrait émaner du parti socialiste !


 


 


 


  

PIerron Jean-François - le 04/07/2006 à 22h25
1 Il n'y a pas de crise à la SNCF, ni à la RATP. Quand à EADS c'est la pression médiatique sur la question des stocks options qui créé une situation de crise.
2 Essayez de pensez que nous ne sommes pas complètement débiles et que nous avons quelques expériences de la gestion des crises.
3 Cette procédure est celle qui est employée aux Etats Unis pour toutes les nominations à des postes publics stratégiques. Difficile de dire qu'il s'agit d'une idée d'origine socialiste!
François Fillon
Suite à la réponse de François FILLON au commentaire N°1

Je me plais à penser que c'est votre spontanéité qui justifie cette réponse agressive.

Pour ma part, je rappelle qu'un ministre a démissionné pour avoir fait un diagnostique réaliste du fonctionnement et de la gestion budgétaire de la fonction publique... et des réactions en chaîne.

Aussi, je m'adresse à vous en tant que conseiller politique. Je souhaite que le projet présidentiel comporte une charte cadrant les passe-droits de nos ministres ou secrétaires d'Etat et de leurs cabinets et le "pantouflage" de certains hauts fonctionnaires... A chacun des écuries... Pour ma part, je ne fais aucune différence entre ceux issus de l'ENA.. de l'Ecole Normale Supérieure... Sciences Po... Polytechnique... ESSEC...HEC... etc.

Une seule valeur doit être prise en compte : les compétences sans tenir compte des appartenances politiques.
boidec - le 05/07/2006 à 10h33
Désolé si ma réponse vous a paru agressive mais j'en ai plus qu'assez de m'entendre dire que nous ne connaissons rien à l'entreprise ou à la vie réelle. Nous ne sommes pas génétiquement différents et nous avons aussi un passé, une expérience propre.
Quand aux passe-droits des ministres j'aimerai que vous me précisiez de quoi vous voulez parler!
François Fillon

 


Ce que vous et votre collègue Sarkosy proposez n\\\'est pas forcément le meilleur.


A vous entendre sur ce sujet et d\\\'autres, il n\\\'y a que vous qui avez l\\\'air de bien penser,


Essayez de penser que vos autres collègues de sont pas "complètement débiles" aussi (de votre réponse à Pierron JF).


Si vous parvenez au pouvoir ensemble, vous avez certainement une place de 1er Ministre à jouer, on commence à le savoir; restera à le vérifier. Le copinage doit aussi exister dans votre milieu. Mais bon c\\\'est comme ça, on va pas refaire le monde; ni dans votre milieu ni dans celui des entreprises qui sont le sujet de votre post.


Pour le reste je ne voit pas de honteux que votre idée soit d\\\'une origine socialiste, vous même avez dit qu\\\'en assemblée chacun devrait s\\\'écouter, analyser et faire avancer des projets communs ayant du sens.


Une chose est sure, c\\\'est que le peuple s\\\'en moque de ces changements de patrons. Ce qu\\\'il veut c\\\'est d\\\'obtenir enfin une meilleure qualité de vie, et que la France sorte de cette tragédie à la Francaise qui fait que les plus pauvres payent plus qu\\\'ils ne vivent.


A cela, vous devriez vous pencher avec plus d\\\'interêt et surtout plus d\\\'actions physiques.


 

Mar - le 05/07/2006 à 10h49