Le blog François Fillon
Hier Samedi, plus de 5000 nouveaux adhérents de l’UMP se pressaient à la salle Gaveau pour rencontrer Nicolas Sarkozy et l’équipe dirigeante de l’UMP.
Voici le texte du message que je leur ai adressé :
C’est la 14° fois que Nicolas Sarkozy accueille ici à la salle Gaveau les nouveaux militants de l’UMP.
De mois en mois notre mouvement s’est vu transformé par votre arrivée.
Nous sommes passés de 110 000 adhérents en 2005 à 220000 en 2006! Nous dépasserons largement les 300 000 à la fin de l’année.
Cette croissance fait non seulement de l’UMP le premier parti de France mais surtout le seul parti qui ait vu tripler le nombre de ses adhérents tout en étant aux responsabilités.
Cette situation n’a qu’une seule explication : l’espoir de changement qu’incarne l’UMP à travers son président Nicolas Sarkozy :
Notre pays traverse en effet une grave crise politique, une grave crise de confiance qui ne date pas d’hier mais du début des années quatre vingt !
La principale responsabilité échoit à la gauche qui a enfermé les français dans le mensonge et dans l’illusion sur le travail, l’éducation, la retraite et l’immigration
Mais force est de reconnaître que la droite n’a pas suffisamment corrigé cette dérive suicidaire pour la France qui est durement sanctionnée dans la compétition internationale
En 1980 nous étions au 5° rang mondial pour la richesse par habitant. En 2004 nous sommes tombés à la 17° place.
Ce déclin trouve ses origines notamment dans le recul du travail dans notre pays. En nombre de jours travaillés par habitant, l’Espagne travaille 22% de plus que nous, le Danemark 27%, la Grande Bretagne 33% et les Etats-Unis 44%.
En faisant le choix d’adhérer à l’UMP vous avez fait le choix de prendre en main votre destin, de participer au redressement de la France, de renouer avec la réussite et l’excellence sans lesquels les Français ne peuvent pas envisager l’avenir !
Je vais vous faire une confidence : A 15 ans j’avais épinglé sur les murs de ma chambre, entre un poster des Beatles et une photo de Che Guevara, un portrait du Général de Gaulle. Je voyais en lui, le rebelle, le réformateur, l’homme qui fit trembler l’Histoire.
Quelques années plus tard, j’adhérais au RPR. Comme simple militant, comme vous. Je n’avais aucune intention de faire de la politique un métier, je voulais – au pire – être journaliste, et – au mieux – guide de montagne. Les circonstances ont fait que j’ai été élu maire, député, que plusieurs fois l’honneur me soit donné de siéger au gouvernement de la France.
La politique m’a passionné. J’ai agi du mieux que je pouvais, avec mes qualités et mes défauts. J’ai aidé beaucoup de mes concitoyens qui en avaient besoin. J’ai pas mal réformé. J’ai été parfois remercié mais le plus souvent critiqué. J’ai du faire face à quelques millions de manifestants qui ne voulaient réformer les retraites ou faire bouger l’éducation nationale. Bref j’ai fait mon devoir et je crois ne pas avoir a en rougir.
Et pourtant, je pense souvent à cette photo du général de Gaulle. Je me revois la regarder du haut de mes 15 ans et me dire que la France mérite le premier rang, qu’elle ne peut être elle-même que pour autant qu’elle contribue à montrer le chemin à l’humanité.
Entre cet espoir d’adolescent et mes espérances d’aujourd’hui, suis-je au rendez vous de mes rêves ? Tout homme, toute femme se pose un jour cette question.
La sincérité m’oblige à dire que je ne retrouve pas dans la France en crise d’aujourd’hui, le modèle qui m’avait fait embrasser la politique.
C’est pour retrouver cet idéal de ma jeunesse, cet idéal qui vous a conduit à nous rejoindre que j’ai décidé de rompre avec une prudence qui n’est plus de mise quand la maison brule!
Pour gagner avec Nicolas Sarkozy, nous allons vous proposer une méthode et une seule: La vérité.
Nous allons vous proposer de dire la vérité aux français sur la réalité de la crise que nous traversons, la vérité sur les réformes que nous allons entreprendre et la vérité sur les méthodes que nous préconisons.
Dire la vérité : c’est affirmer que ce n’est qu’en travaillant plus qu’on pourra gagner plus !
Nous proposerons aux Français de détaxer les heures supplémentaires et de laisser aux salariés la liberté de choisir leur temps de travail.
Dire la vérité : c’est dire que l’égalité des chances ne peut pas conduire à distribuer le bac à tout le monde et à ouvrir l’université à chacun sans se soucier ni des besoins du Pays, ni de l’avenir de ceux qu’on trompe en leur laissant croire qu’on peut réussir sans efforts !
Nous reformerons sans crainte et sans délai notre université pour lui rendre les outils de son excellence et de notre réussite collective.
Dire la vérité : c’est dire que la sécurité des français passe par le renforcement des moyens des forces de l’ordre mais aussi par la rigueur de la justice dont l’indépendance ne peut pas être synonyme d’irresponsabilité.
Dire la vérité : c’est dire que la France ne peut pas supporter une immigration massive et incontrôlée. C’est respecter la dignité humaine que de n’accueillir que les étrangers que nous pouvons loger et auxquels nous pouvons fournir un travail.
Dire la vérité : c’est dire que les retraités du régime général ne peuvent pas supporter les conditions exceptionnelles des régimes spéciaux de retraites. Nous ne nions pas que certains métiers aient des contraintes particulières mais nous ne pouvons accepter que pour les financer les autres salariés doivent cotiser plus et plus longtemps.
Dire la vérité : C’est dire que l’Europe a des frontières qu’imposent son histoire et sa géographie et que la Turquie n’est pas comprise dans ces frontières. Que l’Europe n’a pas d’autre but que de servir le développement et la sécurité des peuples qui la composent.
Dire la vérité : c’est dire que la France a besoin d’une démocratie moderne, transparente et efficace. C'est-à-dire un président qui gouverne directement, sans écran et sans faux semblant
Un gouvernement ramassé qui forme une équipe solidaire autour du Président.
Un parlement puissant doté de pouvoirs étendus de contrôle de l’action de l’exécutif.
Telle est la rupture que l’UMP vous propose.
Ce n’est pas une rupture avec nos valeurs, nos traditions, nos idéaux mais une rupture avec notre façon de gouverner la France. Cette rupture ne représente pas une violence pour la société française, car la vérité n’est jamais une violence. C’est le mensonge, c’est la lâcheté, c’est l’immobilisme qui détruisent jour après jour le pacte républicain qui n’est plus qu’une formule creuse qu’emploient mécaniquement tous les hauts parleurs du conservatisme et du renoncement !
Mes Chers amis,
Valérie, Roselyne, nous sommes très différents. Nous ne venons pas des mêmes horizons, nous n’avons pas les mêmes convictions sur tous les sujets mais nous avons tous choisi de soutenir Nicolas parce que nous avons été convaincu par sa sincérité et par sa détermination.
Nous l’avons vu agir au gouvernement, nous l’avons vu renverser la situation sur le terrain de la sécurité, nous l’avons vu prendre à bras le corps la douloureuse question de l’immigration, nous l’avons vu rendre à la politique le rôle auquel elle semblait avoir renoncé, celui de changer la vie.
Mais nous l’avons surtout vu transformer l’UMP en un grand parti moderne, ouvert, démocratique fier de ses valeurs qui porte aujourd’hui tous vos espoirs avec ceux de la majorité des français.
Bravo pour ce petit article. Il est vrai que Nicolas Sarkozy m'a clairement convaincu de sa détermination vers l'action, aussi bien action à court terme (rétablissement de la sécurité, etc) que de de l'action à long terme (réformer les régimes des retraites, réformer notre système éducatif, etc). Je ne partage pas toutes ses idées (notamment sa position par trop atlantiste qui le pousse à critiquer la main tendue vers la Russie) mais une grande majorité de ses idées. Alours oui...je dis: Bravo Nicolas
Dommage de n'avoir pas pu écouter la fin du discours de Nicolas SARKOZY... La chaleur suffocante du 3ème niveau de la Salle GAVEAU m'incommodait au point d'évacuer la salle avec l'aide la "sécurité"... Après un I/4 d'heure dans le hall fenêtre ouverte, je suis partie un peu désabusée... Dommage
juste avant d'aller travailler faire 100 km pour rien ...j'étais furieux bon allez...: je suis calmé.
Pour ma part c\\\'est le cas.
Bien que nouvel adhérent je n\\\'étais pas présent hier salle Gaveau, mais j\\\'ai vu l\\\'intégralité de sa prestation sur le site de l\\\'UMP. Bravo Nicolas!
Cette prestation m\\\'a particulièrement satisfait car elle reprend une bonne partie des désirs d\\\'une majorité de Français lassés des atermoiement des hommes politiques de droite comme de gauche depuis une vingtaine d\\\'années.
A force de ne faire aucune réforme digne de ce nom, ce ne sont pas les quelques rustines qui ont été collées ici ou là qui font que notre pays soit entré dans la modernité, risque de pousser vers les extrêmes nos concitoyens.
Je ne parle même pas du programme socialiste .... le même depuis la nuit des temps, qui nous propose toujours plus de démagogie et d\\\'assistanat. En fait avec une petite pointe d\\\'humour je dirais que leur programmme se résume à "de dorénavant à désormais inclus ce sera comme d\\\'habitude". C\\\'est à dire rien de sérieux pour assurer l\\\'avenir de notre pays.
Encore bravo à Nicolas Sarkozy et à ceux qui le conseille avec courage. Suivez mon regard! LOL
Moi à 15 ans c'était votre portrait qui était accoché à mes murs !
Et oui !
"C’est respecter la dignité humaine que de n’accueillir que les étrangers que nous pouvons loger et auxquels nous pouvons fournir un travail" : et est-ce respecter la dignité humaine la façon dont vous traitez les réfugiés de Cachan ?
Ces "instrumenteurs" professionnels, ceux que l\\\'on retrouve toujours là ou il faut créer de l\\\'agitation, tentent de provoquer des réactions "sentimentalistes" et faire faire des complexes de culpabilité aux Français pour tout simplement servir leurs buts qui sont en général de semer la zizanie dans notre pays.
Que les beaux esprits, les "people" qui les soutiennent, logent et nourissent chez eux à leur frais ces pauvres gens qui sont utilisés bien malgré eux.
Il serait de bon ton pour ces "people" de la gauche caviar dont la "cantine" sont les restaurants 3 étoiles du pays, de céder une partie de leur habitat afin de loger ces pauvres gens. Puisqu\\\'ils veulent se montrer exemplaires qu\\\'ils joignent le geste à la parole.
Mais là c\\\'est peut-être trop leur demander.
Bonjour Monsieur
SI vous restez au pouvoir ,pensez-vous prolonger la juste loi sur les retraites que vous avez fait voter en 2003 avec l\\\'aide de la CFDT: accorder la retraite à 57- 58 ans aux salariés qui ont 42 ans de cotisations et qui ont commencé à travailler à l\\\'age de 15 ou 16 ans.
Bien cordialement
Ca commence à sentir le projet. Encore un petit effort et on finira bien par le voir apparaître ce satané projet. Les socialistes l'ont produit avant l'été, eux.
Pour ceux qui comme ma pomme, ont déjà synthétisé, et mis sous excel le peu de chiffrage du projet du PS, ils nous tardent de déclencher nos "moulinettes" comparatives. Donc pour le projet UMP, c'est quand vous voulez.
Espérons que le langage de "vérité" et que la stratégie de "rupture" nous permettent d'ailleurs d'obtenir une copie comme l'électeur anglais en obtient depuis belle lurette. Le programme est en général détaillé, de façon concrète, et tout est chiffré. Pas des évaluations approximatives ou des troncs communs à vocation "brouillard", non du solide, du tangible, du contrôlable.
Pour le PS, on est marron. Deux ou trois tonnes de déclarations d'intention dont le propre est de ne pas manger de pain, 700 kilos de "demain je te rase gratis" et quelques grammes de "chiffrage". C'est Rocard qui en parlait le mieux en juillet, de manière à ne pas être trop entendu : "Irréaliste et beaucoup plus cher qu'annoncé". Pas mal.
Donc le meilleur moyen de conforter votre "avance" consistera à pondre une copie irréprochable : un vrai contenu, pas de déclaration de bonnes intentions, et autre professions de foi, le détail par le menu, et un chiffrage au scalpel. Ce dernier point sera d'autant plus déterminant qu'il a fini par se savoir que de ressources, l'état n'en aurait plus ou pas. La question est donc de savoir comment on finance ce que l'on avance, et si on n'augmente ni les prélèvements, ni le déficit, OU TROUVE T-ON DES RESSOURCES ?
Autrement dit, une obligation de résultat pour ne pas nous la jouer "houla hupe barbatruc". Laissons la magie à Copperfield.
Et maintenant au projet de l'UMP !