Le blog François Fillon
Ségolène Royal veut créer un contrat première chance pour les jeunes. La gauche trouve que ce contrat ressemble comme un frère au CPE qu’elle avait combattu avec le résultat que l’on sait. Qu’à cela ne tienne, la candidate du PS propose une version modifiée qui ressemble désormais beaucoup au contrat jeune en entreprise que j’avais mis en place en 2002 contre la gauche et madame Royal en particulier et qui a permis le recrutement en CDI de près de 500 000 jeunes sans qualification.
Ce qui était insupportable en 2002 – Aider les entreprises qui embauchent en CDI des jeunes – devient en 2007 une proposition de la candidate du Parti Socialiste aux élections présidentielles.
Après des mois de bataille stérile contre la réforme des retraites, accusée de tous les maux, les socialistes renoncent à son abrogation. Après s’être mobilisés contre le contrat jeune en entreprise, les voilà qui tentent de s’en attribuer la paternité. Comment les français peuvent ils s’y retrouver ? Comment peuvent ils faire confiance à une gauche qui semble n’avoir aucune conviction et aucun autre projet politique que celui de reprendre le pouvoir ?
Bonsoir,
La gauche revendique l'alternance plus que le pouvoir !
Aves mes considérations distinguées.
Bonne soirée.
VD
Bonsoir M. FILLON,
Vous avez tout à fait raison. Votre contrat CPE a été transformé en boulet rouge par les socialistes pour le recopier aujourd'hui sous une forme..........légèrement modifiée.
SOUTENEZ A FOND NICOLAS SARKOZY POUR ARRIVER A LA VICTOIRE FINALE.
Amicalement
Maurice BOURRAT
Davrier !
OK, pour l'alternance !
Mais encore aurait-il fallut la préparer pour dire aux français quelle est cette alternance que vous appelez de vos voeux.
Pour le moment on ne perçoit rien de bien cohérant dans les messages divers et parfois bien contradictoires qui nous sont envoyés par ceux qui voudraient incarner cette alternance.
Si vous écoutiez F.Fillon vous auriez déjà entendu ce message plus de cent fois répété.
Nous, français , ne sommes pas très chauds pour accepter l'alternance pour l'alternance. On aimerait bien savoir où vous souhaiter nous emmener, comment et pourquoi faire !
Travaillez le sujet et revenez un peu plus tard avec un projet crédible porté par quelqu'un de crédible.
Encore un petit effort et Mme Royale souhaitera vous nommer premier ministre. Dramatique qu'il n'y ait pas de vraie opposition constructive... a part les moratoires et le retour vers des solutions sans issues du passé.
A propos de Pâques, le Pape aussi est en décalage avec l'expression actuelle et moderne d'un foi éternelle fondée sur l'amour.
Faut faire quelque chose !
L'Afghanistan ne réussit pas mieux que l'Iran à la présidente de Poitou-Charentes
MY. L..
Le Figaro Publié le 07 avril 2007
Les fiches de Ségolène Royal ne sont-elles pas à jour ? Interrogée jeudi sur i télévision, la candidate socialiste a curieusement répondu à une question sur l'enlèvement par les talibans de deux Français, dans la province de Nimroz, dans le sud du pays. Royal commence par condamner cet enlèvement et exprimer sa solidarité aux familles. Puis elle ajoute : « C'est aussi le régime des talibans qui doit faire l'objet de pressions internationales. » Or, le « régime des talibans » est tombé en décembre 2001, à la suite de l'opération américaine soutenue par les Nations unies. Installé au pouvoir par les Américains, le président Hamid Karzaï a été élu lors de l'élection présidentielle de 2004. Pourtant, Royal poursuit en expliquant que « la France doit oeuvrer » pour qu'« au Conseil de sécurité, un certain nombre de mesures soient prises contre les régimes de ce type ». Le présentateur lui fait alors remarquer que les talibans ne sont plus au pouvoir à Kaboul. Mais Royal enchaîne, comme si de rien n'était.
MY. L.
VOICI VENU LE TEMPS DES HYENES
La campagne entre dans sa dernière ligne droite. Le temps des loups est passé, voici venir le temps des hyènes. L’affrontement n’est plus envisageable dans le cadre d’une stratégie organisée ? Qu’à cela ne tienne, il est toujours possible, pour les charognards de la politique, de s’attaquer à l’intégrité des personnes. Les rumeurs éclosent, plus infâmes les unes que les autres, comme les pustules sous les plumes d’un vautour aquaphobe.
Nicolas Sarkozy l’avait prévu, qui s’exprimait en ces termes, le jeudi 5 avril dernier, face à Caroline Roux dans la Matinale de Canal + :
« C’est peut être difficile de m’attaquer sur mon projet, c’est difficile de m’attaquer sur mon bilan, donc ils attaquent sur quoi ? Sur le reste… Mais d’ailleurs, j’y étais préparé, qu’est-ce que vous voulez qu’ils disent ? Vous avez vous-même dit que je fais la course en tête : moi j’ai l’état d’esprit d’un challenger, mais qu’est-ce que vous voulez qu’ils disent ? M. Bayrou en cesse de baisser, Mme Royal aussi […]. Que mes adversaires trouvent des défauts à mon projet et à moi-même, c’est assez normal, ils ne vont quand même pas me faire des compliments…
Il y a une campagne électorale… Je vois bien le côté un peu désespérant pour mes contradicteurs, de la façon dont se passe la campagne… On a essayé de me faire passer pour un communautariste, pro-américain, vantant les communautés, ultra-libéral… […] mais rien ne marche ! Je comprends qu’à partir de ce moment là il ne reste plus qu’une chose, c’est attaquer la personne. Mais écoutez, j’y suis prêt. […] Vous savez, le pire, c’est que ça ne me gêne pas. Je considère que c’est normal, et je considère que la présidence de la République, c’est quelque chose que l’on doit mériter, que les français sont en train de réfléchir, c’est un monde dangereux, c’est un monde instable… Lequel parmi les candidats aura la dimension, la capacité et les nerfs pour faire face à des situations difficiles ? Donc c’est un parcours presque initiatique ! »
Mais qui sont ces hyènes ? Qui sont ces intégristes de la Pensée Unique, qui pour nous convaincre de les rejoindre, nous préparent un bain d'excréments? Quels sont ces dignes héritiers des pages les plus noires de notre histoire, celle de l’anti-dreyfusisme, celle de Pierre Laval? Qui sont ces nostalgiques de la politique stalinienne, qui pour arriver à ses fins est prête à traîner dans la fange la dignité d’un homme ?
Laissons lemonde.fr y répondre :
"C'est une planète très hétéroclite peuplée de gens fort différents, mais unis par un même trait commun : une détestation viscérale de Nicolas Sarkozy. Si, hors les "grognards" de la Chiraquie, comme Jean-Louis Debré ou Henri Cuq, l'UMP a fait corps autour de son candidat, l'ancien ministre de l'intérieur compte des ennemis déclarés qui couvrent un large spectre de l'extrême gauche à l'extrême droite.
[…] La gauche "mouvementiste". Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), Réseau éducation sans frontière, Ligue des droits de l'homme... Pour la gauche associative ou libertaire, Nicolas Sarkozy représente un danger. "Votez Le Pen", disaient les affiches d'Act Up sur une photo du ministre de l'intérieur. Des "ultras" de la laïcité, comme le site "Pro-Choix" de Caroline Fourest et Fiammetta Venner ou l'hebdomadaire Charlie Hebdo, dénoncent de leur côté la politique communautariste de l'ex-responsable des cultes et ses accords avec l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui favoriseraient l'intégrisme musulman.
Les "anti-Bush". Loin de la revue Le Meilleur des mondes et d'André Glucksmann, une partie de la gauche dénonce le tropisme américain du candidat : le 5 avril, dans L'Humanité, le démographe Emmanuel Todd estime que "Sarkozy n'est plus du tout dans les valeurs de l'égalité. En ce sens, il est sorti du système culturel français (...). Il a été bushiste atlantiste. Après, dans ses discours écrits par (Henri) Guaino, il a été national-républicain (...). Avec l'immigration, il est devenu pétainiste." Le philosophe antilibéral Michel Onfray parle de "ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l'autre côté de l'Atlantique".
Les jeunes rappeurs de Sniper, Diam's, les tee-shirts de Tandem. Nicolas Sarkozy avait porté plainte contre "La France", un titre du groupe Snipper, la jugeant insultante pour les policiers. Depuis, la planète rap s'est mobilisée contre lui. Diam's chante "Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême/(...) Celle qui s'croit au Texas, celle qui a peur de nos bandes/Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante." Ou, dans La Boulette : "Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko." Une des chansons du duo Tandem, qui détournait les mots du ministre en prologue au projet de loi sur l'immigration ("Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"), se retrouve sur des tee-shirts : "J'baiserai la France jusqu'à ce qu'elle m'aime." Ils pronostiquent qu'en cas de victoire du candidat, la banlieue s'embrasera.
Lilian Thuram, Patrick Vieira et les héros du Mondial. Exemples d'intégration pour de nombreux jeunes gens issus des cités, les deux footballeurs n'ont pas aimé les mots "racaille" et "Kärcher" employés par Nicolas Sarkozy. Le premier estime que le candidat de l'UMP a "une vision raciale des choses et des gens". Avec lui, Patrick Vieira avait invité des immigrés expulsés du squat de Cachan au match France-Italie, en octobre 2006. "Si jamais Sarkozy passe, je me casse !", avait lancé de son côté Yannick Noah, ex-entraîneur de l'équipe de France de tennis, avant de rectifier, le 5 avril : "Je ne pars pas. Il faut résister. J'opte pour la résistance."
Des intellectuels de gauche contre "une France identitaire". Le 12 février, deux anthropologues de l'EHESS, Marc Abéles et Emmanuel Terray, signaient dans Libération, avec l'ethnologue Françoise Héritier, les philosophes Etienne Balibar et Yves Duroux, le sociologue Robert Castel, la professeur de droit Monique Chemillier-Gendreau et le président d'honneur de la LDH, Michel Tubiana, un appel à "Vaincre Sarkozy, maintenant", pour éviter "une chape de plomb médiatique et policière (...). Demandons à nos amis italiens de nous dire ce qu'ont été les années Berlusconi..."
Les jeunes réformistes du site anti-sarko.fr, créé en 2005 par Maxime des Gayets, 28 ans, ancien du Manifeste contre le Front national de Jean-Christophe Cambadélis, accueillent des vidéos de personnalités qui déclinent leur anti-sarkozysme : Thomas Piketty, Patrice Chéreau, Edwy Plenel, Ariane Mnouchkine, Thierry Pech, Patrick Weill et Nyrup Rasmussen. Ces "jeunes de gauche réformistes" portent des tee-shirts "génération anti-Sarko" et mènent des opérations coup de poing grâce à des chaînes de Texto.
La droite catholique ou de tradition s'inquiète de l'"agitation" de M. Sarkozy, souvent dans les mêmes termes que pour Jacques Chirac en 1988. "Son mauvais genre, les Hauts-de-Seine", écrivait Marc Lambron dans son roman Mignonne, allons voir si la rose, les dérange. Les réticences philosophiques de la revue des jésuites Etudes témoignent aussi du malaise des catholiques plus "sociaux".
La droite "antimusulmane" de Philippe de Villiers. "L'islam n'est pas compatible avec la République", écrivait le président du Mouvement pour la France dans Les Mosquées de Roissy.
Les racistes et antisémites de "Tout sauf Sarkozy". Lancé par Michel Schneider, un ancien d'Occident, le "site de la lutte nationale contre la candidature de Nagy Bocsa, alias Sarkozy" s'indigne des origines "hongroises" du candidat, de ses "accointances" avec Israël et les Etats-Unis, et moque son physique dans la plus pure tradition raciste de l'extrême droite française."
Allez voir sur mon blog, vous y trouverez mon livre "vues de la France d'en bas" (un français parle aux élus) qui vient de paraître. Vous serez surpris de découvrir que le français moyen peut avoir des idées. Vous pouvez vous procurer ce livre dans les conditions décrites sur le blog.