Le blog François Fillon

Ven 15 jun 2007 74 commentaires

Il y a peut être une étude sérieuse à effectuer sur le principe. D’autres pays s’y sont essayés. Pourquoi ne pas s’en inspirer ?


Il est possible que ça ne marche pas, mais au moins il faut étudier le problème.


Il serait plus intelligent de s’y mettre tous afin de dégager une solution pour régler le problème du déficit chronique de la protection sociale.


Chaque fois que quelqu’un émet une proposition, il n’est pas nécessaire que le pays se plonge dans une espèce de « guerre civile » soft !


C’est lassant de voir  le PS « sautant sur tout ce qui bouge », sans étude préalable quant à son positionnement, critiquer systématiquement et  stérilement toute proposition n’émanant pas de lui.


Des propositions venant du PS, il y a longtemps, voire des lustres, qu’on en a perdu l’habitude !


Alors pour masquer la vacuité de ses propositions il s’oppose par principe.


Pourtant l'économiste en chef du PS, DSK, avait envisagé il y a fort peu de temps une solution analogue.


Soit il a la mémoire courte et ne se souvient plus de ses déclarations, ce dont je doute, soit il est de mauvaise foi ce dont je reste persuadé.


Comment peut-il expliquer qu'une même mesure si elle est prise par la droite serait mauvaise, mais  prise par la gauche  serait bonne, voire excellente?


Allez, il faut bien admettre que le PS n’a plus d’idées depuis fort longtemps et est bien obligé de dire n’importe quoi afin de montrer qu’il existe encore … un peu.


Ca sert à masquer les divergences profondes – et c’est un euphémisme – qui règnent au sein du parti et qui vont commencer à se régler à couteaux tirés dès lundi après le 2eme tour. Je m’en réjouis d’avance !


Ira-t-on jusqu’à la scission. On peut le croire suite aux propos de Jean-Luc Mélenchon qui parle de refonder quelque chose avec … le PC. Quelle modernité ! Surtout avec le PC, parti complètement fossilisé.

Burgonde - le 15/06/2007 à 12h00

A propos  de la TVA sociale, il est évident que cela n'empêchera en rien les délocalisations, car celles-ci ne se font pas pour 5% de plus ou de moins sur les charges de l'enveloppe salariale de l'entreprise (soit en fait moins de 1,5 % du poste "salaires"). Les entreprises qui délocalisent réduisent leurs coûts de personnel d'environ 80 %. Ce ne sont pas les 1,5 % que vous proposez (allègements réels) qui remettront la décison des dirigeants en cause.


A propose de l'Allemagne, il faut dire, dans un souci de vérité que vous revendiquez, que le taux de TVA est passé de 16 % à 19 %, soient 3 points au lieu de 5, et pour arriver à un taux de TVA qui est inférieur à notre taux actuel.


Toujours à propos de ce taux de TVA, il faut différencier les produits fabriqués (ou transformés) en France, et ceux qui ne le sont pas. En effet, on peut imaginer (à moins que ce ne soit qu'une utopie politique) que l'entrepreneur français va répercuter, du moins en partie, l'allègement de charges sur le prix de vente du produit qu'il a fabriqué. Et donc supposer que la nouvelle TVA s'appliquant à un prix hors taxes plus bas, le prix TTC restera (à peu près) le même qu'avec le taux de TVA actuelle.


A l'inverse, comment imaginer qu'un fabricant européen, et a fortiori non-européen, minore ses prix de vente sous prétexte que la TVA augment en France ? Ce n'est pas son problème, et il conservera (dans le meilleur des cas) ses prix à l'entrée en France. Et donc son produit se verra immédiatement augmenté en magasin de 5 % !!!


Or quels sont les produits que nous ne fabriquons plus en France ? Tout simplement tous les produits "industriels", c'est-à-dire électriques, électroniques et informatiques, puisque les politiques successives (de droite comme de gauche) de ces vingt dernières années ont laissé disparaître l'industrie en France, mais aussi tissu, papier, plastiques, mobilier, etc. Regardez à cet instant précis AUTOUR de votre écran d'ordinateur, et essayez d'isoler ce qui a ét fabriqué en France : Vous allez être surpris ! Cela veut dire que la grande majorité des produits de tous les jours (hors alimentaire naturellement) vont voir leur prix augmenter de 5 % si le taux de TVA qui les concerne augment de 5 %... Et c'est donc du pouvoir d'achat qui s'envole !!!


il y a quelques années, des téléviseurs étaient fabriqués à Sablé sur Sarthe... Où en est cette usine ? Et Moulinex, toujours dans la Sarthe, et Pelletey pour les meubles, et des centaines et des centaines d'industries que nous avons laissé partir...


Mon propos n'est pas de dire que l'augmentation d'une taxe sur la consommation est une mauvaise idée. C'est, à mon sens, une idée à creuser. Mais pourquoi faire une "mesurette" (juste augmenter de 5 points la TVA existante) alors que vous pouvez en faire un outil de relance économique et de JUSTICE SOCIALE en redéfinissant les produits concernés par la TVA à ce taux, et en mettant à plat l'ensemble de cet impôt, depuis son application jusqu'à sa collecte !!! Ce serait l'occasion par exemple d'aligner la TVA du disque et de la vidéo (en fait, du support numérique enregistré) sur la TVA du livre (et donc de relancer une industrie écornée), sur les produits bios et écologiques, sur les voitures propres, etc. D'autant plus qu'en juillet la Commission Européenne va rendre à chaque état la liberté de fixer la TVA sur les produits et services non concurrentiels.


La France, en la matière, pourrait en profiter pour innover et devenir ainsi, en Europe au moins, créateur d'idées et de réformes, plutôt que de reprendre les idées qui ont (plus ou moins) réussi dans les autres pays membres. Et les Français ont besoin d'être surpris. Agréablement surpris.


 

Philippe Ch. - le 15/06/2007 à 12h50
Quand allons nous procéder au dégraissage des mammouths appartenant à FO, CFDT et CGT. Ils tiennent au KIKI les finances des charges sociales et comment cela est-il géré? Les risques financiers sont  ensuite supporter par l'état , c'est à dire nous tous . Est-ce éthique?
sanguinet-tonnerre - le 15/06/2007 à 13h21

@ François Fillon


Avec Christine Boutin à vos côtés, avec sa bible et ses pleurs , voilà  l’Eglise de retour « aux affaires » de l’Etat !


Laïcité ?


Rappel : Article 1 de la constitution Française: La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale(...) La séparation de l'Eglise et de l'Etat est un fait, un acte impératif.


 Jean-Marie Petitclerc, pêtre opus déiste, a été nommé comme chargé de mission au sein du cabinet de Christine Boutin, ministre du logement et de la ville… payé  par les contribuables… tout comme Jean-Paul Bolufer, Directeur de Cabinet, lui aussi choisi avec votre accord par Madame Boutin, ce catholique de la secte Cité Catholique !


Un homme d'église ne met-il pas la loi de son Dieu au-dessus de celle de l'Homme?


Ce qui me chagrine bien évidemment c'est l'intégration d'un religieux au sein d'un appareil étatique, le cabinet d'un ministre. Cette confusion des genres ne peut me laisser indifférente. Comment avez-vous pu accepter ces nominations ? Pourquoi ?


Donc vous êtes prêts également à faire entrer au gouvernement les imans, rabbins, marabout, chamans et autres gourous ?


 


« Né le 5 novembre 1946 à Alger, Jean-Paul Bolufer est ancien élève de l’ENA (promotion “Simone Weil”). Très proche de Jean Ousset, il adhéra à la Cité catholique et milita pendant ses études au Comité étudiant pour les libertés universitaires (CELU) aux côtés de Francis Bergeron. Il participa dans ce mouvement d’une part à une méchante campagne contre l’IVG, comprenant la diffusion de matériel injurieux à l’égard de Simone Veil, et d’autre part à la publication de la revue L’Université libre. De 1974 à 1977, il fut chargé de mission au SGDN où il prolongea la croisade “antisubversive” que Jean Ousset avait commencée en Algérie. En 1977, le CELU fusionna avec un groupe lyonnais sous la dénomination Club de l’astrolabe. Dans le souci de coller au plus près des combats locaux, le Club de l’astrolabe poursuivit essentiellement ses activités à Lyon et Jean-Paul Bolufer créa à Paris, en 1980, le Cercle de la Cité, dont il fut président. Dans la même période, il rejoignit le cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris (1979-86 et 1988-89) tout en étant secrétaire général de la Fondation Claude-Pompidou (1980-89).


 


 En 1983, il publia avec le président du Club de l’astrolabe, Michel Delsol (beau-père de Charles Millon), un Projet pour la France : construire nos communautés (éd. Le Livre Essor). La jaquette de l’ouvrage précise : “En cherchant à rompre le rythme cadencé de la droite et de la gauche, Projet pour la France propose la voie d’un vrai rassemblement conçu à partir des communautés de destins, dans lesquelles des hommes et des femmes naissent, travaillent et vivent”. En d’autres termes, les auteurs entendent mettre un terme au processus démocratique d’alternance et instaurer un ordre fasciste, au sens exact du terme, fondé sur la Famille, le Travail et la Patrie. À titre d’exemple, on trouve au chapitre III, intitulé “Famille d’abord”, la proposition suivante : établir un “Code des libertés familiales, qui outre les prestations accordées aux familles, comporterait la création d’une nouvelle catégorie de délits et de peines contre toutes les atteintes morales et physiques aux familles [IVG, homosexualité, etc. - Ndlr]. On ne saurait aujourd’hui protéger l’intégrité de celles-ci qu’à ce prix. Le Code des libertés familiales prévoirait aussi la représentation des familles au sein de véritables Chambres des familles qui exerceraient des fonctions de proposition auprès des pouvoirs publics et veilleraient à ce que les médias non seulement ne portent pas atteinte aux principes familiaux mais permettent vraiment l’expression et l’information des familles”. En annexe du livre, un texte intitulé “L’autoprotection sociale” propose la liquidation de la Sécurité sociale et la mise en place de “retraites à capitalisation familiale”, c’est-à-dire subordonnées au nombre d’enfants que l’on a élevés.


Pendant la première cohabitation, il dirigea le cabinet de Lucette Michaux-Chevry au secrétariat d’État chargé de la Francophonie (1986-88). Il fut également directeur de cabinet du président du conseil général Midi-Pyrénées, Marc Censi (1989-96), poste où il surprit aussi bien en soutenant l’implantation en France d’une secte d’extrême droite sud-africaine, la mission Kwasizabantu, qu’en pétitionnant son soutien à S. S. Jean-Paul II. Enfin, il fut directeur de cabinet du préfet de la région Île-de-France, le pasquaïen Joël Thoraval (1996-97), tout en continuant à militer à la Cité catholique, devenue Office international, puis ICTUS, sous la présidence de maître Jacques Trémollet de Villers. Il y a développé une théorie de l’infiltration en milieu socialiste et assuré la formation de cadres politiques. »

Aurélie - le 15/06/2007 à 13h28

Extra!


Cela n'a rien à voir mais je vous invite à aller voir :


http://video.voila.fr/video/iLyROoaftQJ4.html


( il n'ya pas que la politique dans la vie.)

Jean Pierre Chevrier - le 15/06/2007 à 13h34
Monsieur le Premier Ministre,

Oui à la Tva sociale si elle n'engendre pas une une augmentation des prix pour le consommateur. Je crois que l'augmentation des prix consécutive au passage à l'euro laisse un mauvais souvenir.

Pour ce qui est du financement de la protection sociale, plus qu'une fiscalisation, il faut rechercher un système d'équilibre des comptes basé sur modification structurelle avec l'accord des partenaires sociaux.

Et  il faut laisser aux socialistes le subtil maniement du miroir aux alouettes passés maitres dans cet art délicat, dangereux et pervers.
 
Avec mes sentiments respectueux.

Claude Simonnet
Claude Simonnet - le 15/06/2007 à 14h25

bonjour,


une très bonne intervention, claire, sans fioritures. Il est triste de voir à l'inverse le PS faire preuve de démagogie et de raccourcis intellectuellement discutables en pourrissant la TVA sociale dont ils ont également eu l'idée. Cela montre la vacuité de leur discours et de leurs idées aujourd'hui. Que proposent-ils d'autre sinon que les mêmes discours creux que depuis 2002?


il est vrai que votre stratégie et l'intelligence des mesures envisagées, pour la plupart, laisse peu de place à s'opposer de manière constructive car vous prévoyez d'avance les effets pervers des solutions que vous proposez. Continuez sur cette voie, j'espère que la rue ne viendra pas tout gâcher comme ces dernières années.


En même temps, qu'allez vous faire de 2010 à 2012 sachant que tout le programme est prévu sur les trois premières années  ?

François - le 15/06/2007 à 14h51

Ca existe encore, Le Figaro depuis qu'il a perdu sa "liberté de blâmer" et donc sa capacité à des "éloges flatteurs" dixit Beaumarchais ?


Blague à part Monsieur le Premier ministre, ce n'est pas la TVA qu'il faut augmenter.


Il vous faut créer un TCA nouvelle (ça a existé mais je confonds les dispositifs avec le Garp et la contribution sociale sur les profits des sociétés), directement sur le chiffre d'affaires, non déductible (sauf à l'IS, naturellement, et à l'IR professionnel - BIC, BNC, BA) : vous l'appellerez comme vous voulez mais le mécanisme est le suivant :


Toute personne morale ou physique, dans le cadre de son activté professionnelle, ayant au moins un salarié se voit exonéré d'une part des charges sociales, part patronale et salariale, la salariale devant être reverser au salarié, moyennant une nouvelle CSVA sur le CA. au taux de votre choix !


Normalement, la baisse des charges sociales part patronale compense le coût de la CSVA pour l'employeur et pour le salarié (mais aussi le retraité) pour leur part respective afin de conserer leur pouvoir d'achat : Après vous arbitrez entre plus de pouvoir d'achat ou plus de marge pour les entreprises en ajustant les taux.


Pour l'importateur, qui fait de gros CA mais avec peu de VA, il s'en prend un max directement dans ces prix de revente, ce qui évitera la catastrophe de Pierre Mauroy en 1981 et la dévaluation qui a suivi...


Si vous êtes intelligent, les gains sur les écarts sont pour la Sécurité sociale (qui compensent les pertes du seul régime maladie prestation en nature, les autres continuant de fonctionner selon le principe : prestation en espèce/cotisation en espèce) dus à l'exonération voulue sur les heures supplémentaires. Et en plus on réduit les importations qui vont donner un coup de fouet aux entreprises locales, attirants donc les investisseurs sur notre marché national. On pourrait même rembourser cette taxe sur les exportations, histoire de doper encore plus les entreprises afin d'éviter leur évasion.


Et si vous êtes "sublime", vous nous exonérez les activités associatives réelles (celles des 4P) par définition souvent subventionnées pour être à la fois sociale et sans but lucratif : pas la peine de payer de l'impôt pour subventionner des crèches ou autres qui ne déduisent déjà pas la TVA mais sont de "gros" employeurs (à leur mesure, naturellement) pour devoir payer la nouvelle CSVA à instituer.


Sans oublier non plus les TNS/BNC (d'ailleurs je mettrai aussi les activités exonérées de TVA au taux zéro, si j'étais vous et étais généreux : ça leur éviterait de payer la taxe sur les salaires, frein à l'embauche et autoriserait la déduction sur leurs consommations et investissements, créant de la marge en plus) mais avec la nouvelle CSVA sur le CA non déductible comme pour tout le monde en compensation relative pour le Trésor !


Notre avenir est entre vos mains : faites-en bon usage, s'il vous plaît !


Bien à vous !


L'ignoble infreequentable : http://infreequentable.over-blog.com

Infreequentable - le 15/06/2007 à 14h52
Si la France est à Droite, le consommateur umpiste reste bien à  Gauche. Un sondage prétend que 60% des français sont contre la "TVA sociale". Preuve, encore une fois, que la politique de la demande est plus appréciée (les cadeaux) que la politique de l'offre (ce vers quoi devrait tendre le gouvernement).
Finalement, je suis satisfait d'être abstentionniste au vote et je constate que les beaufs français comptent aussi parmis les umpistes: "surtout ne touchez pas à mon pouvoir d'achat!" mais pour ce qui est des cadeaux (heures supplémentaires façon black autorisé, intérêts d'emprunts, bouclier fiscal...) à ce stade tout le monde applaudit.
Tout cela n'est pas très sérieux et l'on va encore perdre beaucoup de temps en contorsions diverses.
Observateur - le 15/06/2007 à 17h10

Monsieur le Premier Ministre,


En complément de votre interview du Figaro :


http://www.blog-bois.com/article-10894264.html


 

Christian BOIS - le 16/06/2007 à 00h26